• Le Maroc n’a plus disputé la Coupe du Monde depuis France 1998
  • Il occupe la deuxième place de son groupe, derrière la Côte d’Ivoire et devant le Gabon
  • Après avoir remporté deux Coupes d’Afrique, Hervé Renard rêve de Coupe du Monde 

Quand Mustapha Hadji, Youssef Chippo et Salaheddine Bassir brillaient à la Coupe du Monde de la FIFA, France 1998™, Mehdi Benatia, l’un des doyens de la sélection actuelle, n’avait que 11 ans, et Hakim Ziyech, cinq. Depuis 20 ans, le Maroc attend une qualification pour l'épreuve mondiale.  

Pour cela, la Fédération marocaine a engagé Hervé Renard, qui a mené la Zambie et la Côte d’Ivoire au succès sur la scène africaine. Le technicien français a obtenu deux nuls pour ses débuts en qualifications pour la Coupe du Monde, laissant les supporters marocains sur leur faim. "Nous sommes rentrés du Gabon avec un résultat positif. Face à la Côte d’Ivoire, nous voulions gagner, mais l’adversaire s’est montré solide", reconnaît le sélectionneur au micro de FIFA.com. "Nous avons eu deux occasions de faire la différence, mais la réussite n'a pas été au rendez-vous".

L’impact de la Coupe d’Afrique
Après ces deux nuls, le Maroc a disputé la Coupe d'Afrique des Nations de la CAF au Gabon. Les Lions de l’Atlas sont arrivés en quarts de finale, malgré de nombreuses absences. Ils ont tout de même éliminé la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique, au premier tour.

Aujourd'hui, la page de la CAN est tournée et le Maroc est concentré sur les qualifications pour la Coupe du Monde. Les Lions de l’Atlas ont largement battu le Mali (6:0) à Rabat, tandis que la Côte d’Ivoire s’inclinait à domicile face au Gabon. Mais le match retour à Bamako n’a pas été aussi enthousiasmant, comme nous le confirme Renard. "À l'aller, nous avons été plus réalistes qu’au retour, où nous avons gâché un penalty et quatre duels face au gardien", regrette-t-il. "Nous avons perdu des points, mais nos concurrents également. Mais nous sommes sur la bonne voie".

L’heure a sonné
Dans un Groupe C relevé, la Côte d’Ivoire n’a que deux points d’avance sur le Gabon, troisième, et un sur le Maroc, deuxième. Les hommes de Renard vont rencontrer le Gabon, tandis que la Côte d’Ivoire se déplacera au Mali. "Nous devrons reproduire la performance que nous avions livrée face au Mali à domicile", annonce Renard, prudent. "Nous allons jouer à Casablanca dans une atmosphère bouillante et nous devons nous mettre dans la meilleure situation possible avant d’aller en Côte d’Ivoire, le 6 novembre".

"C’est une équipe un peu paradoxale, mais qui possède de superbes individualités, comme Ndong et Aubameyang", précise Renard au sujet du Gabon. "Les Gabonais sont très forts en contre, surtout lorsqu’Aubameyang est titulaire. Ils savent aussi se débrouiller sans lui comme ils l’ont démontré en battant la Côte d’Ivoire. Il faut donc se méfier. Nous devons absolument gagner car tout autre résultat nous mettrait dans une situation très compliquée."

Un mois seulement après la cinquième journée, le Maroc se déplacera en Côte d’Ivoire, pour un match qui devrait être décisif. "J’espère que ce sera le cas. Il faut d’abord que nous battions le Gabon", tempère l'ancien entraîneur de Sochaux et Lille. "Ensuite, nous pourrons préparer le dernier match, dont nous espérons qu’il nous permettra de nous qualifier pour Russie 2018".

Un rêve de longue date
Renard se veut optimiste quant aux chances de qualification. "Nous sommes dans une meilleure situation qu'au début du mois de septembre", estime-t-il. "Nous avons bien négocié les deux derniers matches très compliqués face au Mali. Dans ce groupe, trois équipes peuvent se qualifier, et l’équipe la plus solide et la plus régulière obtiendra son billet. J’espère que ce sera le Maroc.. Tout le monde sait que la tâche ne sera pas facile, mais nous allons tout faire pour ramener ce pays en phase finale après vingt ans d’absence".

Le programme du Maroc en qualifications pour Russie 2018 :
Maroc - Gabon (7 octobre)
Côte d’Ivoire - Maroc (6 novembre)