L'Histoire retiendra que le Japon s’est qualifié pour sa sixième Coupe du Monde de la FIFA™ de rang à une journée de la fin. Le succès 2:0 sur l’Australie à Saitama le 31 août 2017 lui permet de mettre la main sur la première place du Groupe B de la zone Asie.

Pourtant, c’était loin d’être gagné d’avance pour les hommes de Vahid Halilhodžić, qui ont signé des résultats irréguliers. Nommé trois mois avant le début des qualifications après une Coupe d’Asie AFC 2015 décevante, surtout pour un champion en titre, le Bosnien n’était pas encore sûr de voir ses troupes partir pour la Russie avant la rencontre contre l'Australie. Une défaite et le dernier match contre l’Arabie Saoudite aurait été sous haute tension.

Mais les Nippons ont assuré l'essentiel. FIFA.com passe en revue la phase de qualification du Japon, troisième équipe à rejoindre le pays hôte, la Russie, pour sa Coupe du Monde 2018, après le Brésil et l’Iran.

Le parcours
Si Halilhodžić a démarré son mandat timidement avec un 0:0 frustrant à domicile contre le modeste Singapour, son équipe s’est rapidement réveillée en remportant ses sept rencontres suivantes dans le deuxième tour, sans encaisser un seul but. Même scénario au troisième tour : les Japonais ont commencé par s’incliner à Saitama, 2:1 contre les Émirats Arabes Unis. Ils ont aussi concédé deux nuls 1:1 contre l’Australie et l’Irak, mais six victoires en neuf sorties leur ont suffi pour se qualifier.

Les joueurs
Comme avec l’Algérie à la Coupe du Monde 2014, Halilhodžić n’a pas hésité à faire tourner son effectif et à laisser de côté les joueurs vedettes. Les trois meilleurs buteurs japonais des qualifications - Shinji Okazaki, Shinji Kagawa et Keisuke Honda - ne sont même pas entrés en jeu pour le match décisif contre l’Australie.

"Personne n’a sa place garantie dans l’équipe. Le point positif, c’est que tout le monde a sa chance." - Makoto Hasebe, capitaine du Japon

Des joueurs moins connus leur ont alors volé la vedette. C’est le cas de l’attaquant Genki Haraguchi, cinq buts au compteur, et de Yuya Kubo. Le capitaine Makoto Hasebe et Maya Yoshida, quant à eux, ont continué à rendre leurs loyaux services à l’équipe.

Les stats
Pour Halilhodžić, c’est le résultat qui compte et ça s’est vu. Mis à part les succès 4:0 et 2:0 sur la Thaïlande, le Japon n’a fait trembler les filets que 11 fois en sept matches du troisième tour. En revanche, il a brisé une malédiction qui datait de 1969 en battant les Socceroos pour la première fois en huit matches de Coupe du Monde.

En phase finale
Depuis France 1998, les Samouraïs bleus ont toujours participé à la compétition mondiale et comptent désormais une sixième qualification d’affilée. Leur objectif consiste maintenant à faire mieux que leur huitième de finale obtenu en 2002 et à nouveau en 2010, où ils avaient été éliminés aux tirs au but par le Paraguay.