• La République de Corée disputera sa 10ème Coupe du Monde en Russie
  • Son irrégularité a failli lui coûter la qualification
  • Le nouveau sélectionneur Shin Taeyong promet du beau jeu

Dans la Zone Asie, aucune équipe ne peut se targuer d'un bilan comparable à celui de la République de Corée dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA™. Cette fois encore, elle n’a pas failli à sa réputation. Les Guerriers Taeguk ont en effet validé leur billet pour la compétition suprême pour la dixième fois (un record), en terminant deuxième du Groupe A.

Tout n’a pas été rose cependant, puisque les Sud-Coréens n’ont signé que quatre victoires en dix matches. Cette irrégularité a d’ailleurs coûté son poste au sélectionneur Uli Stielike, qui avait laissé son équipe au bord de l’élimination avant la dernière journée, mardi 5 septembre à Tachkent. Une défaite face à l’Ouzbékistan et une victoire syrienne sur l’Iran et les Guerriers Taeguk auraient dû regarder la Coupe du Monde à la télévision pour la première fois depuis 1982. Au final, le pire a pu être évité et, sous les ordres du nouveau sélectionneur Shin Taeyong, ils ont tenu bon pour prendre le point qui leur manquait contre les Ouzbeks.

Malgré ce parcours en dents de scie, illustré par trois défaites et trois nuls rien qu'au troisième tour, la République de Corée a répondu présent au meilleur moment. Le sélectionneur Shin, arrivé en août 2017, sait toutefois que son équipe va devoir vite progresser si elle veut se frotter au gratin mondial, l’année prochaine en Russie.

Parcours en qualifications
Sous la houlette de Stielike, la République de Corée a profité d’une mer calme au deuxième tour, tant et si bien qu’elle a été la seule équipe à se qualifier sans encaisser le moindre but. Si les Sud-Coréens ont suivi le même cap au début du troisième tour, avec des victoires sur la RP Chine et le Qatar, ils ont commencé à prendre l’eau suite à une courte défaite 1:0 en Iran. La sonnette d’alarme s'est mise à retentir après deux autres revers contre la RP Chine et le Qatar, ces écueils précipitant l'arrivée de Shin à la barre. Les Guerriers Taeguk, avec un peu de réussite, sont finalement arrivés à bon port après deux nuls vierges, deuxièmes derrière l’Iran, qui avait déjà jeté l'ancre depuis un moment.

Les joueurs
Les stars "européennes" constituent toujours la colonne vertébrale de l’équipe. L’attaquant de Tottenham Hotspur Son Heungmin, par exemple, reste incontournable en attaque. Avec sept réalisations, il a fini meilleur buteur de son équipe. Le capitaine Ki Sungyueng, qui évolue à Swansea, tient également un rôle essentiel. Sans lui, son équipe a été incapable de s’imposer lors des deux derniers matches.

En défense, Kim Younggwon est de retour après une longue blessure. Dans la rencontre décisive contre l’Ouzbékistan, le sélectionneur Shin a convoqué neuf joueurs basés en Asie, ce qui prouve que les efforts lui importent plus que la réputation.

Points à améliorer
La défense, de toute évidence. Shin devra en faire sa priorité. Certes, la République de Corée a été la plus prolifique dans le Groupe A avec 11 buts, mais elle en a encaissé dix ! C’est cinq fois plus que l’Iran, premier du groupe.

Entendu…
"Nous allons nous préparer minutieusement pour la Coupe du Monde. Moi, j’aime le football offensif. Les gens vont découvrir la véritable puissance de la Corée du Sud pendant la Coupe du Monde" - Shin Taeyong, sélectionneur de la République de Corée

Ambitions
Toujours plus ambitieux à chaque édition de la Coupe du Monde, les Guerriers Taeguk auront forcément l’intention de faire mieux qu’il y a quatre ans au Brésil et leur décevante élimination en phase de groupes. Si réitérer l’exploit historique de 2002 (une place en demi-finale) risque de s'avérer difficile, les Sud-Coréens espèrent néanmoins faire aussi bien qu'en Afrique du Sud en 2010. Pour la première fois de leur histoire, ils avaient atteint les huitièmes de finale loin de leurs terres.