• Deux années de compétition préliminaire touchent à leur terme en Océanie
  • Pour la troisième fois de suite, la Nouvelle-Zélande domine la région
  • Quelques petites nations en ont profité pour poser de nouveaux jalons

La grande aventure des qualifications océaniennes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ a mis en scène 11 protagonistes et 35 rencontres pendant 737 jours, avant de livrer son verdict. Le résultat final ne surprendra personne : la Nouvelle-Zélande reste seule en piste.

Les All Whites sont à 180 minutes d'un nouvel exploit. Il y a huit ans, ils avaient validé leur billet pour la phase finale en barrage. Cette fois, ils seront opposés au cinquième de la zone Amérique du Sud. À deux journées de la fin des qualifications de la CONMEBOL, l'équipe qui occupe le strapontin est l'Argentine, double championne du monde.

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En route pour la Russie
La route qui menait à la phase finale de la compétition mondiale a débuté sur les terrains de Tonga, au milieu des palmiers. Les Samoa américaines, les Îles Cook, Tonga et les Samoa s'étaient donné rendez-vous pour un premier tour qui a tourné à l'avantage des Samoans. Plusieurs sélections ont enregistré des résultats historiques. Les Samoa américaines, notamment, n'ont raté la qualification qu'à la différence de buts. De leur côté, les Îles Cook ont remporté leur premier match en qualification pour la Coupe du Monde contre un membre de la FIFA, avant de rééditer l'exploit 48 heures plus tard. Enfin, Tonga a disputé son premier match de l'épreuve qualificative à domicile depuis 19 ans.

La Coupe des Nations de l'OFC faisait office de deuxième tour, et de qualification pour la Coupe des Confédérations de la FIFA. Six équipes ont validé leur billet pour le Tour 3, la Nouvelle-Zélande s'adjugeant au passage un premier billet pour la Russie. Mais l'excellent parcours de la Papouasie-Nouvelle-Guinée restera le temps fort de cette édition. Portée par son public, elle a atteint la finale et tenu tête aux favoris jusqu'au bout, avant de s'incliner lors de la séance de tirs au but.

Les Îles Salomon se sont, quant à elles, fait des frayeurs pour venir à bout de Tahiti et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée au troisième tour. Si les Salomonais ont souvent été accrochés, la Nouvelle-Zélande a enchaîné trois victoires et un nul pour assurer sa qualification le plus largement possible. Sans surprise, les All Whites ont nettement dominé les Bonitos en finale. Vainqueurs 8:3 sur l'ensemble des deux manches, ils ont réalisé l'essentiel du travail à domicile, en dominant leurs adversaires 6:1 dès le match aller.

Les joueurs
L'attaquant néo-zélandais Chris Wood s'est imposé comme la nouvelle star des Kiwis. Wood, qui évolue aujourd'hui à Burnley, a terminé en tête du classement des buteurs de la région avec huit réalisations. Du côté de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Raymond Gunemba est devenu le premier joueur hors Nouvelle-Zélande ou Australie à remporter le Soulier d'Or de la Coupe des Nations.

Pendant quelques heures en septembre 2015, l'attaquant des Îles Cook Taylor Saghabi, qui travaille dans le béton, a été meilleur buteur ex aequo des qualifications pour Russie 2018 avec quatre unités. Les préliminaires de Russie 2018 ont aussi permis à Henry Fa'Arodo de devenir le premier Salomonais à franchir la barre des 50 sélections. L'inusable attaquant devrait toutefois prendre prochainement sa retraite internationale.

La stat
4 - Le gardien néo-zélandais Stefan Marinovic n'a été chercher le ballon au fond de ses filets qu'à quatre reprises en 11 matches. Qui plus est, ces quatre buts ont tous été inscrits sur penalty. Avant l'ultime match contre les Îles Salomon, les All Whites n'avaient concédé qu'un but en neuf sorties.

Entendu...
"Nous devons pouvoir compter sur nos meilleurs éléments afin d'aborder au mieux les échéances de novembre. Nous suivons de près les équipes de la CONMEBOL et nous avons hâte d'entrer dans le vif du sujet." - Anthony Hudson, sélectionneur de la Nouvelle-Zélande