• L’Albanie se présente comme le juge de paix du Groupe G des qualifications européennes
  • Son sélectionneur, Christian Panucci, évoque les chocs contre l’Espagne et l’Italie
  • Panucci : "C’est Fabio Capello qui m’a dit que je devais entraîner"

L’Albanie aborde les deux dernières journées des qualifications européennes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018 quasiment sans aucune perspective. Troisième d’un Groupe G relevé avec l’Espagne et l’Italie, elle doit justement se frotter aux deux anciens champions du monde.

Toutefois, Roja et Squadra Azzura, non encore assurées d’aller en Russie, auraient tort de verser dans l’excès de confiance. "Ce sont deux rencontres très prestigieuses pour nos joueurs et nous allons tout donner. Dans la vie et dans le sport, il faut toujours essayer. On va donc essayer de les titiller. Et dans le football, on ne sait jamais ce qui peut se passer…". Christian Panucci sourit non sans une certaine malice. Pour le sélectionneur de l’Albanie, ce ne sont clairement pas deux matches comme les autres.

"C’est vrai, ce sont des chocs un peu particuliers. L’Espagne, c’est ma deuxième maison. J’y passe beaucoup de temps, j’y ai plein d’amis et j’ai vécu une étape de ma carrière que je porte dans mon cœur. Et puis l’Italie, c’est mon pays. C’est là que j’habite et j’ai longtemps porté le maillot de la Nazionale", explique-t-il.

Le saviez-vous ?

  • Né en 1973 à Savone (Italie), il a été formé par le Genoa.
  • Il a été latéral droit de l'AC Milan, du Real Madrid, de l’Inter Milan, de l'AS Monaco et de l'AS Rome, entre autres, avant son départ en retraite, en 2010, alors qu’il évoluait à Parme.
  • Il a remporté notamment deux Ligues des Champions : en 1994 avec Milan et la séptima du Real Madrid (1998).
  • International italien, il a disputé 57 matches avec la Nazionale et participé à la Coupe du Monde 2002.
  • Il considère Fabio Capello comme son mentor. Il l’a suivi de Milan à Madrid, puis a entamé sa carrière d’entraîneur à ses côtés.
  • Panucci sur le banc : adjoint de Capello avec la Russie, avec laquelle il a disputé la Coupe du Monde 2014 ; il a entraîné Livourne et Ternara en 2ème division italienne ; il est sélectionneur de l’Albanie depuis juillet 2017.
  • Depuis son arrivée, l'Albanie a vaincu 2:0 le Liechtenstein et obtenu un nul 1:1 face à la Macédoine.

Avec FIFA.com, Panucci évoque ses objectifs avec l’Albanie, les critiques reçues par l’Italie de Giampiero Ventura et l’influence de Capello dans sa carrière, entre autres.

L’héritage reçu et le nouveau défi européen
"Gianni de Biasi a fait un très gros travail. Avec sa qualification pour l’Euro 2016, l’Albanie a gagné le respect de l’Europe et du monde entier. L’expérience était très positive. Nous avons un bon groupe et je suis très content. L’objectif est de se qualifier pour l’Euro 2020 et nous sommes suffisamment armés pour y parvenir. Je suis certain que l’Albanie a un bel avenir devant elle".

Ne pas se contenter du match nul
"J’aime gagner courageusement et perdre courageusement. Contre l’Espagne et l’Italie, je ne veux pas que mes joueurs pensent que je me contenterais de prendre un point et qu’ils se mettent à défendre (rires). Mais ne pas perdre serait un bon résultat".

Les critiques reçues par l’Italie de Ventura
"L’Espagne a battu l’Italie 3:0, mais l’Italie a gagné à d’autres reprises. Il n’y a pas trois buts d’écart. Chaque match a sa réalité. Pour Ventura, ce n’est pas facile. Il lance une nouvelle génération tout en jouant la qualification à la Coupe du Monde. Ce n’est pas facile. C’est un entraîneur de qualité, très expérimenté, et il mérite le plus grand respect".

Une Coupe du Monde sans l’Italie ?
"Je n’en sais rien. L’Italie est habituée à y être et elle est encore dans le coup. J’espère qu’elle se qualifiera. Attention ensuite, parce que quand l’Italie est en Coupe du Monde, elle connaît bien le chemin de la finale !".

Entraîneur grâce à Capello
"J’avais toujours trouvé l’idée séduisante, mais c’est lui qui m’a dit que je devais devenir entraîneur. Il m’a emmené en Russie, où j’ai vécu une très bonne expérience. C’est là que j’ai commencé à y penser très sérieusement. Pour devenir un bon entraîneur, je vais encore devoir beaucoup travailler. C’est long, mais j’ai la force nécessaire pour essayer. J’ai appris énormément de choses auprès de Capello, mais c’est un secret (rires). Tout le monde connaît sa façon de travailler et sa mentalité, qui font partie des choses qui m’ont accompagné tout au long de ma carrière. Le professionnalisme est au-dessus de tout".