Bahreïn met la barre haut
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L'expérience joue toujours un rôle fondamental. L'équipe de Bahreïn espère bien profiter de celle de Mohamad Salmeen lors des deux matches décisifs qu'elle va disputer pour le compte des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Après une longue absence des terrains, l'ancien capitaine vient d'être rappelé, à la surprise générale, par le sélectionneur anglais Peter Taylor, qui espère bien parvenir jusqu'au dernier tour des qualifications. 

"Après une période d'absence pour cause de blessure, me revoilà en sélection. Mais je suis là avant tout pour retrouver ma forme physique, car je n'ai pas joué depuis un certain temps", eplique le revenant au micro de FIFA.com. "J'ai une certaine expérience de ces qualifications et je vais essayer de soutenir au mieux mes coéquipiers. Le championnat de Bahreïn est modeste et nos jeunes joueurs manquent d'expérience au plus haut niveau. Ils ont besoin de l'aide, que ce soit sur les plans tactique et mental, ou au niveau de l'expérience, que peuvent leur apporter les joueurs plus anciens".

Le milieu de terrain trentenaire a déjà affronté la sélection iranienne à trois reprises en qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA™. "Le meilleur conseil que je puisse leur donner est de ne pas se laisser impressionner par les supporters iraniens, qui rempliront le stade Azadi à ras bord", annonce Salmeen à la veille du match contre la Melli. "Ce sont des passionnés et ils soutiennent à fond leur équipe, surtout lorsqu'il s'agit d'un match contre une équipe du Golfe. L'Iran est quasiment intouchable à domicile. Il faut que nos joueurs fassent abstraction de la pression du public. Lorsque nous avons obtenu un nul à Téhéran, nous étions totalement concentrés sur notre objectif, sans prêter aucune attention à l'immense foule présente dans les gradins".

Un bon souvenir
Ce nul de 2001 n'est pas le seul souvenir positif de Salmeen face à la sélection iranienne. Les Rouges ont aussi battu les Perses (3:1) à Manama, les privant ainsi d'une qualification directe pour la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002™. "À cette époque, nous étions bien classés au niveau mondial et nous voulions à tout prix vaincre cette équipe réputée. La pression était sur leurs épaules", se rappelle l'un des héros du jour. "C'est un très bon souvenir, d'autant que nous avons vaincu une équipe d'Iran supérieure à celle d'aujourd'hui".

Dix ans après ce succès historique, Salmeen et ses coéquipiers seront de nouveau confrontés aux Iraniens, "l’une des meilleures équipes asiatiques", selon lui. "Cela dit, dans la plupart de nos confrontations, nous avons fait jeu égal avec eux et il est certain qu'ils ne nous prendront pas à la légère".

Jusqu'à présent, les Rouges ont fait match nul (0:0) contre la Qatar à domicile, puis se sont imposés (2:0) contre l'Indonésie, un parcours que Salmeen juge encourageant. "Nos résultats en qualifications sont positifs. Ils sont même supérieurs à nos espérances si on tient compte de notre manque de préparation et de l'arrivée toute fraîche du nouveau sélectionneur. C'est pourquoi, il faut se contenter de ces quatre points en deux matches".

Jamais deux sans trois ?
Le choc de ce mardi 11 octobre sera seulement la troisième rencontre officielle du sélectionneur Peter Taylor sur le banc de Bahreïn depuis sa nomination en juillet dernier. Salmeen espère que l'entraîneur de 58 ans connaîtra le même succès que ses prédécesseurs Strecko Jurisic et Milan Macala. "Il a acquis de l'expérience en dirigeant la sélection anglaise U-21, ainsi que de nombreux clubs. Son succès dépendra avant tout des performances des joueurs actuellement appelés en sélection, que ce soit les jeunes ou les plus expérimentés".

Les plus expériementés, justement, sont ceux qui ont vécu le match de barrage disputé lors des qualifications pour Allemagne 2006™, perdu contre Trinité-et-Tobago, avant que le même scénario ne se répète quatre ans plus tard, face à la Nouvelle-Zélande. "J'ai participé par trois fois aux qualifications pour la Coupe du Monde. Lors des deux dernières éditions, nous sommes parvenus jusqu'aux barrages intercontinentaux. Contre la Nouvelle-Zélande, nous aurions vraiment dû l'emporter, compte tenu de notre expérience précédente".

L'expérience, on y revient toujours. Salmeen espère que cette fois-ci, elle suffira pour ne pas connaître de troisième désillusion.