Zico met la barre très haut
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Après une longue absence de près de huit ans au dernier tour des qualifications de la zone Asie pour la Coupe du Monde de la FIFA™, c'est gonflé à bloc que l'Irak a entamé son parcours. Les champions d'Asie 2007 veulent revenir sur le devant de la scène et avaient besoin pour cela d'un homme providentiel.

Ils l'ont trouvé en la personne d'Arthur Antunes Coimbra, dit Zico. La star brésilienne a fait le tour de l'Asie avec la sélection japonaise, remportant la Coupe d'Asie de l'AFC en 2004 et qualifiant le pays de Soleil Levant pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™. Sous son impulsion, l'Irak a atteint le dernier tour des préliminaires asiatiques. 

Engagé par l'Irak quelques jours seulement avant le premier match des qualifications face à la Jordanie, Zico a dirigé les Lions de Mésopotamie pour leur retour sur leurs terres après un exil forcé. Malgré leur enthousiasme, les Irakiens se sont fait surprendre (0:2). Mais la suite fut tout à fait différente. Apparemment, Zico avait juste besoin d'un peu de temps pour renforcer l'équipe sur le plan tactique et souder le collectif.

Etre prêt le jour J
Ceci fait, les Irakiens sont revenus en force, enregistrant quatre victoires d'affilée contre Singapour puis la RP Chine à deux reprises, avant de rendre la monnaie de leur pièce aux Jordaniens à Amman, lors de la cinquième journée. "Au début, nous n'avons pas eu assez de temps pour nous préparer", explique Zico au micro de FIFA.com. "Puis les choses se sont arrangées et nous avons fait progresser les joueurs, tout en travaillant de manière spécifique pour chaque rencontre. Cette méthode a porté ses fruits. Nous avons battu tous nos adversaires du groupe et nous avons fait oublier notre défaite face à la Jordanie. Cette victoire à Amman nous a permis d'assurer notre qualification et nous espérons désormais finir à la première place du groupe.  Tout le monde doutait de nous après notre défaite mais nous avons laissé passer l'orage et rempli notre mission."

Avec le sésame pour le tour final en poche, Zico voit l'avenir avec sérénité. "Nous avons connu des débuts difficiles. Les entraînements se limitaient à quelques jours avant les matches importants", estime le mythique meneur de jeu auriverde. "Depuis notre qualification, nous avons davantage de temps et nous avons six mois pour préparer le quatrième tour. Nous devons désormais disputer une rencontre internationale chaque mois. Cette pause va aussi nous permettre de superviser les joueurs et d'en sélectionner de nouveaux. Lors de notre match au Qatar, nous avons intégré quatre nouveaux venus de bon niveau. L'important est d'être prêt le jour J. Je veux que mes joueurs soient convaincus qu'ils méritent leur place en Coupe du Monde."

Jouer avec ses tripes
À la veille de la sixième et dernière journée, il ne reste que quatre places à prendre pour le tour final, mais l'ancien meneur de jeu voit déjà plus loin.  "L'Australie, le Japon et la République de Corée font l'unanimité pour se qualifier, car ils ont participé à la dernière Coupe du Monde", analyse Zico. "J'ajouterais l'Iran à cette liste. Cela dit, les résultats ont fait mentir les pronostics : le Japon a perdu devant la RDP Corée, l'Australie a été battue par Oman et la République de Corée s'est inclinée face au Liban. Il faut faire ses preuves sur le terrain. Le seul moyen de se qualifier est de travailler sérieusement, de marquer des buts et de protéger ses cages. En Amérique du Sud, personne n'aurait pu imaginer que l'Argentine perdrait devant des petites équipes. C'est pourtant ce qui s'est passé face à la Bolivie et au Venezuela dernièrement. Cela prouve qu'il n'y a pas de favoris au football… À part Barcelone !", ajoute-t-il en rigolant.

"Toutes les équipes ont montré ce dont elles étaient capables tout au long des préliminaires et je ne m'attends pas à de grandes surprises dans le tour final", annonce le sélectionneur des Lions. "Je vais m'atteler à préparer au mieux l'Irak et à faire comprendre à mes joueurs qu'ils peuvent battre n'importe qui. Le football se joue à onze contre onze. Pour mériter la victoire, il faut juste jouer avec ses tripes."

Déjà très heureux de se qualifier pour Allemagne 2006 avec la sélection nippone, Zico rêve désormais de disputer la prochaine édition, qui se déroulera dans son pays natal. "Tout le monde veut se qualifier pour la grande fête du football mondial. Je l'ai disputée en tant que joueur et en tant qu'entraîneur. J'espère bien revivre cela. Oui, le Brésil est mon pays mais je suis actuellement le sélectionneur de l'Irak et je veux juste conduire cette équipe à la Coupe du Monde. J'ai confiance en mes joueurs et j'espère que nos efforts seront couronnés de succès".