
La rivalité qui oppose l'Australie au Japon connaîtra un nouveau tournant ce mardi 12 juin, à l'occasion de la troisième journée des qualifications asiatiques pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Les deux pays s'apprêtent à croiser le fer pour la sixième fois depuis que les Socceroos ont rejoint la Confédération Asiatique de Football en 2006.
La confrontation s'annonce d'autant plus passionnante que les deux meilleurs attaquants australiens du moment, Alex Brosque et Joshua Kennedy, évoluent tous deux en J-League, comme trois autres joueurs retenus par Holger Osieck : Matthew Spiranovic aux Urawa Red Diamonds, Jade North à Consadole Sapporo, et Mark Milligan à JEF United.
Pour Brosque et Kennedy, ce transfert au Japon coïncide avec une période faste, que ce soit en club ou en équipe nationale. Kennedy a passé près de dix ans en Allemagne mais les blessures à répétition n'ont pas permis au géant australien d'exploiter pleinement son potentiel. Dès son arrivée en J-League, l'attaquant a immédiatement renoué avec le succès. Sacré champion avec Nagoya Grampus pour sa première saison, il s'est adjugé le titre de meilleur buteur 12 mois plus tard.
Réfléchir vite
Pour sa part, Brosque a rejoint Shimizu S-Pulse un an après. Séduit par les performances de l'ancien joueur de Sydney, Osieck a choisi de le rappeler en sélection après une longue absence. Le buteur a rapidement justifié la confiance du technicien allemand en marquant à cinq reprises, dont trois réalisations dans les préliminaires de Brésil 2014.
"C'est une belle année, qui a très bien commencé", reconnaît Brosque au micro de FIFA.com. "L'an dernier, j'ai connu un passage à vide entre août et septembre. Aujourd'hui, j'ai pris l'habitude de disputer tous les matches." Habitué à évoluer en pointe ou sur l'aile, le joueur d'origine uruguayenne est fréquemment titularisé en milieu de terrain en club. L'international australien ne semble pourtant pas se formaliser de cette innovations. "Mon entraîneur Afsin Ghotbi m'a fait confiance. Quand on se sent soutenu, ça change tout. Reculer d'un cran m'a beaucoup servi en sélection. Je suis nettement plus attentif à ce qui se passe autour de moi".
À 28 ans, Brosque estime avoir beaucoup appris au cours des 18 mois passés au Japon. "Le football y est très rapide et incisif. En J-League, on ne peut pas multiplier les touches de balle. Il faut réfléchir vite. J'ai mis un peu de temps pour m'y habituer. Au milieu de terrain, il faut être encore plus vif mais j'ai le sentiment d'être plus à l'aise cette saison."
Un duo de choc
À l'approche du match contre les Samouraïs Bleus, tous les indicateurs sont au vert pour les deux attaquants expatriés.
L'association entre les deux hommes est directement responsable de sept des 13 buts inscrits par l'Australie depuis le début des préliminaires pour Brésil 2014. "C'est fantastique de jouer aux côtés de footballeurs comme Josh, Harry Kewell et Tim Cahill. Josh monopolise deux défenseurs à lui tout seul, ne serait-ce qu'à cause de sa taille et de son jeu de tête. Il est aussi capable de servir ses coéquipiers dans les meilleures conditions," se réjouit Brosque. "Grâce à lui, j'ai davantage d'espace. Je suis vraiment ravi de jouer avec lui."
"C'est agréable de jouer avec Brosquey. C'est un footballeur intelligent", lui répond poliment Kennedy. "Tous les deux, nous avons beaucoup progressé. Notre séjour au Japon nous a permis de franchir un palier sur le plan technique."
Mais pas question pour autant de faire un cadeau à son pays d'adoption pour le remercier de tout ce qu'il lui a apporté. "C'est toujours intéressant de se mesurer aux Japonais. Exception faite de la finale de la dernière Coupe d'Asie, nous obtenons plutôt de bons résultats contre eux", conclut Kennedy. "Au fil des ans, une rivalité est née."




