
Jerry Bengtson représente le nouveau visage du Honduras. L'avant-centre catracho a été l'une des grandes figures de la sélection U-23 qui a fait vibrer tout un pays grâce à ses performances dans le Tournoi Olympique de Football Masculin, Londres 2012. Dans l'esprit des supporters, Bengtson est devenu le symbole d'une nouvelle génération de la H décidée à être présente à la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™.
Tout juste rentré de Grande-Bretagne, où il a inscrit trois buts cruciaux dans le parcours historique du Honduras jusqu'en quart de finale du tournoi olympique, l'attaquant a évoqué en exclusivité pour FIFA.com ses excellentes prestations ainsi que celles de ses coéquipiers. Il a également parlé du match à venir contre Cuba dans le cadre des qualifications de la Zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes pour la prochaine édition de l'épreuve reine du football mondial.
Un rêve devenu réalité
À Londres, Bengtson a vécu deux semaines de rêve. Considéré comme l'un des Petits Poucets de la compétition, le Honduras s'est offert le scalp du grand favori du tournoi, l'Espagne, et a tenu en échec le Japon et le Maroc, s'ouvrant ainsi les portes des quarts de finale. L'attaquant n'oubliera jamais ces moments vécus sur le sol britannique : "Ça a été merveilleux. Nous avons réussi quelque chose d'énorme. Notre travail a été récompensé".
Parmi les buts marqués par le joueur de New England Revolution, on retiendra surtout celui contre l'Espagne, synonyme d'élimination pour la sélection ibérique. Si le monde entier a été surpris par l'élégance et l'efficacité du jeu aérien de Bengtson, l'intéressé et ses coéquipiers le sont beaucoup moins. "Depuis le début de notre préparation au Honduras, nous savions que nous avions les moyens de réussir quelque chose de grand. Nous avons toujours été solidaires et humbles. Je crois que c'est la principale explication de notre bon parcours", analyse l'habile attaquant d'1m82.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la H a quitté la compétition olympique la tête haute. En quart de finale, dans une rencontre disputée presque intégralement en infériorité numérique, les Centraméricains ont mené deux fois au score contre le Brésil, avant de s'incliner sur la plus étroite des marges (3:2). Malgré la défaite, le sentiment dominant dans les rangs honduriens reste la fierté. "C'est un motif d'orgueil d'entendre le nom du Honduras à ce niveau de la compétition. Nous avons tout donné et je pense que nous avons fait un grand match. Nous voulions aller encore plus loin, mais ça n'a pas été possible", résume l'attaquant de 25 ans.
L'heure de vérité
L'excellente campagne olympique des Catrachos a ravivé la flamme de l'espoir chez les supporters honduriens, refroidis par l'entrée en matière décevante de la H dans les qualifications pour Brésil 2014. Pour ses deux premières sorties dans le tournoi préliminaire de la CONCACAF, le Honduras s'est incliné (0:2) à domicile contre le Panama, avant d'aller chercher le point du match nul (0:0) au Canada. "Ce que nous venons de réaliser va nous donner confiance, c'est certain. Nous avons mal commencé les éliminatoires, mais nous pouvons gagner les prochains matches. Pour les deux premières rencontres préliminaires, nous avons péché par excès de confiance. Nous pensions avoir gagné avant même d'entrer sur le terrain. Il est évident que les choses ne se passent pas comme ça", poursuit l'attaquant.
Assez curieusement, Bengtson n'avait pas été retenu pour les deux premières sorties du Honduras dans les qualifications mondialistes. Depuis, le sélectionneur Luis Fernando Suárez a changé d'avis et l'a déjà convoqué pour le match amical contre les Argentins de Boca Juniors, en préparation des deux rencontres déjà décisives face à Cuba. "C'est vrai que je n'ai pas joué, mais je me considérais comme faisant partie du groupe. Nous avons une bonne sélection. Il faut tourner la page et le faire proprement", assure Bengtson.
Proprement… et rapidement, tant la marge de manœuvre des Catrachos dans le Groupe C est réduite. Cet état de fait n'enlève rien à l'optimisme de Bengtson. "Ça ne va pas être facile, mais je suis convaincu que nous pouvons gagner à Cuba et au Panama. Dans le même temps, nous devrons être irréprochables à San Pedro Sula. Nous n'avons pas le droit de lâcher le moindre point à domicile. Maintenant, la seule chose à faire est de travailler au maximum. C'est la clé", annonce-t-il.
Travail et espoir, tels semblent être les maîtres mots du Honduras au moment d'aborder les deux prochaines rencontres décisives pour Bengtson. "J'ai été l'un des derniers de la préliste à quitter l'effectif retenu pour disputer la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Cette compétition me fait donc rêver. J'y pense tous les jours et je travaille à fond pour y être. Je suis convaincu que nous y parviendrons", conclut-il.




