Plus de cinq mois ont passé depuis le triomphe de l'Argentine face au Nigeria au Nid d'oiseau, dans la touffeur de l'été pékinois, avec à la clé un deuxième titre olympique de rang pour les Albicelestes. Depuis, une grande partie des jeunes loups U-23 ont continué sur leur lancée pour briller avec leur club respectif. FIFA.com a décidé de passer à la loupe le parcours de certains d'entre eux.

Sous la férule de l'ancienne vedette des Super Eagles Samson Siasia, le Nigeria a éclaboussé Pékin de son jeu fougueux et inspiré. L'un de ses piliers, Chinedu Ogbuke Obasi, casse actuellement la baraque avec Hoffenheim, leader de la Bundesliga. Cet attaquant véloce, tout aussi à l'aise dans l'entrejeu, est le deuxième meilleur marqueur de son équipe avec six réalisations cette saison. Il est régulièrement convoqué en équipe senior du Nigeria à l'instar de Victor Obinna. Auteur de trois buts lors de Pékin 2008, l'attaquant a récemment quitté le Chievo Vérone pour rejoindre le champion d'Italie, l'Inter Milan.

Le Nigeria n'est pas l'unique formation africaine à avoir brillé l'été dernier en Asie. La Côte d'Ivoire, éliminée par les hommes de Siasia en quarts de finale, comptait en son rang Salomon Kalou, devenu une pièce maîtresse en Angleterre avec Chelsea. En France, le bouillant ailier Gervinho s'est imposé au Mans et compte quatre buts à son actif, tandis que Franck Dja Djedje a gagné sa place de titulaire avec Grenoble. Et nul doute qu'il en fera autant dès son arrivée au RC Strasbourg dans quelques jours.

De jeunes Camerounais présents à Pékin ont également enrichi les effectifs de Ligue 1, comme en témoigne la titularisation de Nicolas Nkoulou avec l'AS Monaco. Mais la plus belle réussite des Lions Indomptables reste celle d'Alexandre Song. Le neveu de l'emblématique Rigobert Song a acquis sa place dans l'entrejeu d'Arsenal après la cascade de blessures subie par les Gunners.

Pour la Belgique, l'époque où Enzo Scifo et Jean-Marie Pfaff écoeuraient la concurrence est bel et bien révolue. Toutefois, les Diables Rouges ont été l'une des agréables surprises du tournoi. Marouane Fellaini, efficace et impérial dans les airs, a séduit les recruteurs d'Everton malgré son exclusion au cours du match d'ouverture et sa disparition de l'effectif lors de la suite du tournoi. Vincent Kompany, renvoyé au vestiaire face au Brésil, a connu le même sort que Fellaini et a été rappelé par son club, Hambourg. Il a depuis posé ses valises à Manchester City, où il fait l'unanimité dans son rôle de taulier au milieu. Moussa Dembele, auteur d'un doublé lors du quart de finale dantesque face à l'Italie (3:2), serait également pressenti en Angleterre. Il évolue actuellement avec le leader de l'Eredivise, AZ Alkmaar, aux côtés de son partenaire Maarten Martens.

L'Italie a fait étalage d'une belle brochette de jeunes talents qui font désormais les beaux jours des clubs de Serie A. Après avoir été prêté à Empoli, le meneur de jeu de poche Sebastian Giovinco a retrouvé le giron de la Vieille Dame, tandis que l'attaquant Giuseppe Rossi continue de déchaîner la passion des adeptes du Sous-Marin Jaune.

Malgré l'échec des Etats-Unis aux portes des quarts de finale, Jozy Altidore est devenu le premier joueur américain à signer un contrat en Liga, ouvrant son compteur en même temps que Rossi à Villarreal. Sasha Kljestan, deux fois buteur à Pékin et doué d'une fantastique vision du jeu en milieu de terrain, est actuellement convoité par le Celtic Glasgow, le frère ennemi des Glasgow Rangers où officie son compatriote Maurice Edu au poste de milieu axial. Michael Bradley, qui collectionne les capes avec la sélection américaine senior, s'est bien installé dans l'entrejeu du Borussia Moenchengladbach après un passage réussi aux Pays-Bas.

C'est en partie à cause des Néerlandais que les Etats-Unis ont dû écourter leur séjour dans l'Empire du milieu. La sélection batave, éliminée en quarts de finale par le futur champion olympique, n'en était pas moins pétrie de talent, à l'image de son duo composé de Hedwiges Maduro (Valence) et Royston Drenthe (Real Madrid), qui font leurs armes au sein du très relevé championnat espagnol. Ryan Babel, quant à lui, continue son bonhomme de chemin à Liverpool dans la rotation de Rafael Benítez.

Malgré tout, c'est sans conteste le continent sud-américain qui recelait les plus belles pépites du tournoi olympique. Avant de se blesser, le Brésilien Anderson avait pris du galon dans l'entrejeu mancunien tandis que ses compères de la Seleçao Jo et Lucas ont percé en Premier League avec Manchester City et Liverpool.

Le meilleur pour la fin : la palme du talent revient à l'Argentine, double championne olympique en titre. Lionel Messi joue le meilleur football de sa carrière avec un FC Barcelone qui survole le classement de Liga. Seul le titre de Joueur FIFA 2008 aura échappé au feu-follet blaugrana. Sergio Agüero, auteur de deux buts aux JO, est devenu l'artificier en chef de l'Atlético de Madrid. Du côté de Santiago Bernabeu, Fernando Gago s'est imposé comme un titulaire indiscutable du nouveau Real Madrid emmené par Juande Ramos.

L'influence argentine ne s'exerce pas qu'en Espagne. Il n'y a qu'à demander aux fans de Naples, qui ont eu un véritable coup de foudre pour Ezequiel Lavezzi. Depuis son retour de Chine, l'attaquant a offert cinq buts au club de Campanie.

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