François Modesto, capitaine d'une équipe de Monaco qui a perdu son président, Jérôme de Bontin, cette semaine, et qui a su égaliser face à Saint-Etienne (2-2) en toute fin de rencontre dimanche en fin d'après-midi lors de la 26e journée de L1, estime que son équipe "n'a rien lâché", ce qui est "bon pour le futur".
Quel est votre sentiment après ce nul à domicile ?
On est très content car on n'a rien lâché et que l'on a réussi à égaliser en toute fin de rencontre. Après un bon début de match, on prend un but qui nous fait du mal. Moralement, on est rentré aux vestiaires à la mi-temps en étant "en dedans". Mais malgré l'égalisation, puis le deuxième but exceptionnel de Matsui, on s'est accroché. C'est bien pour le futur. C'est un signe.
Craignez-vous de jouer la relégation ?
Non, le match de ce soir le prouve. On a démontré qu'on avait des arguments à faire valoir. Mais il faut encore et toujours démontrer sur le terrain. On sait que le calendrier sera difficile et compliqué. Mais dans trois ou quatre matches, les choses vont se décanter dans cette partie de tableau. On n'a jamais vu une fin de championnat où dix équipes jouaient encore la relégation. Voilà pourquoi il faut réussir à sortir rapidement de cette zone.
Dans ces conditions, la Coupe de France est-elle importante (Monaco se déplace à Ajaccio mercredi en huitièmes de finale, ndlr) ?
Bien sûr, elle est très importante. C'est le seul moyen d'aller accrocher une place en Coupe d'Europe et c'est un titre. On se doit de la jouer à fond. Aujourd'hui, notre objectif, c'est de terminer le plus haut possible, de se mettre en sécurité très rapidement, et de jouer la Coupe à fond. Quant à ce qui s'est passé hors du terrain cette semaine (le départ de Jérôme de Bontin de la présidence du club, ndlr), je ne dirai qu'une chose: no comment.

