Les Lorientais se sont montrés les plus incisifs samedi lors de la 30e journée de Ligue 1 pour s'imposer assez logiquement 3 à 1 à Grenoble, face à des Isérois qui ont réagi trop tard.
Les Bretons, désormais 9e à 38 points, ont ainsi pris une bonne option sur le maintien, alors que les Dauphinois devront encore batailler pour atteindre ce même objectif.
Les Lorientais avaient montré dès les premières minutes qu'ils n'étaient pas venus en Isère pour subir. Incisifs, ils essayaient d'abord de passer par les côtés, là où s'ouvraient des espaces et où leur vitesse s'exprimait. C'est surtout de la gauche, avec le rapide Morel, que venait le danger à plusieurs reprises.
De leurs côtés, les Grenoblois s'ingénaient à poser le jeu mais abusaient de longues ouvertures vers leurs attaquants.
Le capitaine breton Marchal empêchait l'attaquant grenoblois Boya d'armer sa reprise après une remise dans la profondeur de Moreira. Audard n'était toutefois pas vraiment inquiété et Wimbée, son homologue alpin, pas davantage, jusqu'à ce coup franc sifflé pour une faute peu évidente de Boya.
Morel, à environ vingt mètres, se chargeait du coup franc et Gameiro, renard de surface, reprenait victorieusement le ballon de volée à bout portant en médusant la défense alpine (0-1, 29).
Malgré les tentatives de Boya et Moreira en fin de première période, Grenoble rentrait au vestiaire avec un encombrant passif. Il devait rapidement s'aggraver, cinq minutes après la reprise.
Les Lorientais amorçaient un contre à toute vitesse, Morel héritait du ballon côté gauche et le centrait pour Obertan, esseulé au deuxième poteau. Sa volée faisait mouche et Lorient pouvait alors gérer le temps (0-2, 51).
Mais la rentrée de Touré dynamisait l'attaque iséroise et c'est sur une de ses échappées, ponctuée d'un centre au cordeau, qu'Akrour réduisait la marque (1-2, 70).
La fin de match était folle, avec une main d'Amalfitano dans sa surface non sifflée, puis un troisième but de ce même Amalfitano, qui lobait Wimbée d'un tir d'une quarantaine de mètres (1-3, 78) et permettait à Lorient de se rapprocher de son objectif.
