Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a fixé mardi à près de 12 millions d'euros plus intérêts les indemnités devant être versées par le joueur brésilien Matuzalem au Shakhtar Donetsk pour avoir mis fin unilatéralement au contrat qui le liait au club ukrainien en juillet 2007.
Le Brésilien, qui était sous contrat jusqu'au 1er juillet 2009, avait informé le Shakhtar Donetsk le 2 juillet 2007 de sa décision de rompre son contrat pour s'engager avec le club espagnol du Real Saragosse, avec qui il avait signé le 19 juillet 2007.
Suite à sa relégation, le Real Saragosse a prêté Matuzalem à la Lazio Rome en juillet 2008, avec une option d'achat de 15 millions d'euros.
Le club ukrainien, qui réclame au joueur 25 millions d'euros d'indemnités, s'était tourné vers la chambre de résolution des litiges de la Fédération internationale de football (Fifa), mais celle-ci ne lui avait accordé à l'automne 2007 que 6,8 M EUR de compensation.
Saisi d'un côté par le Shakhtar Donetsk et par Matuzalem et le Real Saragosse de l'autre, le TAS a estimé que "la résiliation d'un contrat sans motif, même si elle se produisait en dehors de la période dite protégée demeurait une violation des obligations contractuelles".
Recours?
L'Association européenne des clubs (ECA) et l'Association européenne de Ligues de football professionnelles (EPFL) ont salué la décision du TAS. Pour l'ECA, cette décision "est un énorme pas dans la bonne direction, celle du respect des contrats." De son côté, la Fifa a "pris acte de la décision".
Tenant compte du statut du joueur, qui était devenu capitaine du Shakhtar avant son départ, et du montant de l'option d'achat associée au prêt du Brésilien à la Lazio un an plus tard, le tribunal a décidé que Matuzalem devait payer 11.858.934 d'euros à son ancien club, plus des intérêts de 5% par an à partir du 5 juillet 2007.
Le Real Saragosse a été déclaré "responsable solidaire pour le paiement de cette somme".
Le club aragonais, à la lutte pour la remontée en 1re division, a indiqué sur son site internet que "les services juridiques du club allaient étudier en profondeur la décision et déterminer les possibilités de présenter un recours devant les tribunaux ordinaires".
