Ils ne seront pas tous sur le terrain samedi lors du dernier match devant Rennes, mais quatre joueurs, par leur impact ou par leur niveau de (contre)-performance, ont marqué la saison marseillaise.
. Brandao, pari gagnant. Arrivé au mercato d'hiver en provenance du Shakhtar Donetsk, l'attaquant brésilien, 28 ans, se savait attendu au tournant dans un championnat d'Europe occidentale, après six saisons en Ukraine. Ses débuts furent hésitants, parfois moqués même, tant il peinait à trouver le rythme. Normal: il sortait d'un mois de vacances au Brésil. Mais il n'a pas rechigné à la tâche pour retrouver son niveau. A tel point que, s'il avait disputé une saison entière, il aurait sans doute terminé meilleur buteur de l'OM. Avec 7 buts en 16 matches, Brandao, qui sera suspendu samedi, a rempli son contrat. Son investissement défensif, étonnant pour un attaquant, a également impressionné ses coéquipiers, qui ont dû se mettre au diapason.
. Ben Arfa, l'énigme demeure. Marseille serait-il champion avec un Ben Arfa tenant enfin toutes ses promesses sur le terrain ? Vedette de sa génération, l'ancien Lyonnais avait précisément été recruté pour sa capacité, avérée, à éliminer des adversaires et perforer les défenses, ce que l'OM parvenait difficilement à réaliser en 2007-2008. Le bilan est pour le moins mitigé, malgré tout le soutien que les dirigeants marseillais ne manquent pas d'apporter à leur attaquant. De fait, après un début de saison fracassant (6 buts lors des 13 premières journées), le jeune international a perdu le fil, entre blessures, difficultés à respecter les consignes et sautes d'humeur. Sa seconde partie de saison a connu des coups d'éclat (comme son coup-franc à Twente en Coupe de l'UEFA), mais reste globalement décevante, à l'image de son match raté contre Lyon au stade Vélodrome.
. Niang, toujours là... Auteur de 11 buts avant la dernière journée, l'international sénégalais finira de nouveau meilleur buteur du club, pour la 4e saison consécutive. L'exercice n'a certes pas été aussi prolifique que l'an dernier (18 réalisations), où il avait terminé juste derrière Benzema au classement des réalisateurs. Mais l'ancien Strasbourgeois a des circonstances atténuantes: victime d'une fracture du pied début décembre, il n'a repris la compétition que fin février. Replacé sur l'aile gauche depuis l'arrivée de Brandao qui officie dans l'axe et lui ouvre des espaces, il termine la saison en trombe, fidèle à son habitude. A 29 ans, encore sous contrat jusqu'en 2012, il ne cache pas sa volonté de découvrir l'Angleterre. Mais le futur entraîneur Didier Deschamps tient absolument à le conserver. De quoi nourrir le feuilleton de l'été...
. Civelli, le ressuscité. Le défenseur central argentin, revenu de prêt de Gimnasia la Plata, était promis au banc des remplaçants. Les départs (Cesar, Givet), l'erreur de casting (Erbate) et les blessures (Zubar et Rodriguez) ont ouvert son horizon. Encore fallait-il être à la hauteur. L'entraîneur Eric Gerets a fini par se laisser convaincre par son abnégation à l'entraînement. Civelli a répondu aux attentes et a disputé 15 des 18 derniers matches comme titulaire. En fin de contrat, il n'a reçu pourtant aucune proposition de prolongation.
