Le Paris SG, qui finit 6e de L1, ne disputera pas l'Europa League la saison prochaine et il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même, incapable, dans un match crucial, de battre Monaco (0-0) samedi au Parc des Princes, et d'éviter le retour de Lille, laissant un amer sentiment de gâchis.
Les Parisiens, 5e de L1 avant cette 38e et dernière journée, savaient que pour éviter un tel scénario il leur suffisait de battre Monaco pour ne pas perdre leur place au profit de Lille ou de Rennes qui pointaient à deux points derrière au coup d'envoi. Ils en ont été incapables.
La victoire de Lille face à Nancy (3-2) a ôté aux Parisiens ce dernier sésame convoité qui aurait sauvé leur saison.
Du coup, c'est forcément un énorme sentiment de gâchis qui va dominer le bilan de la saison parisienne pour une équipe qui, comme le rappelait Le Guen la veille du match, était encore en course pour la Ligue des champions il y a à peine plus d'un mois.
Paris ne jouera rien d'autre la saison prochaine que le Championnat de France, et a également perdu la manne financière qu'il pouvait tirer d'une qualification en Europa league.
Mais le climat délétère qui a régné en cette fin se saison à Paris n'est peut-être pas étranger à ce qu'on peut considérer comme un fiasco.
Entre les petites phrases assassines de Makelele sur les "saletés" à nettoyer au club, la guerre ouverte déclenchée la veille du match entre Le Guen et son président Sébastien Bazin -qui n'avait pas du tout apprécié la récente sortie de son entraîneur dans la presse-, les dissensions dans le vestiaire...
Tout cela a certainement contribué à l'effondrement du club en cette fin de saison où l'unité a volé en éclats.
Armand touche la barre
Le Paris SG, qui restait sur deux défaites face à Auxerre et Valenciennes, n'est pourtant pas vraiment passé à côté de son match samedi face à Monaco, mais il ne l'a jamais vraiment joué non plus comme s'il s'agissait de celui de la dernière chance, alors que c'était bien comme cela qu'il fallait le jouer malgré l'avance au classement.
Le Guen avait décidé de se passer en début de match d'Hoarau, sa pièce maîtresse tout le long de la saison. Nul ne sait encore pourquoi. L'attaquant parisien était-il insuffisamment remis de sa blessure, ou le technicien breton avait-il décidé d'en faire l'un des jokers de la soirée? Mystère.
Après une mi-temps qui a flirté avec l'ennui, l'entrée du meilleur buteur du club en seconde période ne changea malheureusement rien pour Paris.
Le défenseur Sammy Traoré a même failli tromper son propre gardien sur un tacle dans la surface, sauvé par le poteau, alors qu'Armand a touché la barre en toute fin de match.
Le Guen a donc disputé son dernier match sur le banc parisien sur fond de crise ouverte, et sans offrir au Paris SG une place européenne.
Après deux saisons noires passées à lutter pour le maintien, cette 6e place ne va paradoxalement pas réussir à passer pour une réussite. C'est le paradoxe parisien.
