Les clubs de supporteurs de l'Olympique de Marseille (L1) ont apporté dimanche dans un communiqué commun leur soutien au président du club Pape Diouf, qui est en conflit ouvert avec le président du conseil de surveillance.
"Que tout le monde sache que Pape Diouf n'est pas seul. Ceux qui aujourd'hui s'attaquent à lui, s'attaquent à l'OM, s'attaquent à ses supporteurs, s'attaquent à Marseille, s'attaquent à nos rêves, s'attaquent à notre passion.
Que ceux qui s'attaquent à Pape Diouf sachent qu'ils nous trouveront en travers de leur route et qu'ils ne seront jamais les bienvenus à Marseille", ont lancé les huit clubs de supporteurs, au terme d'un communiqué en forme d'éloge à l'actuel président.
"Pape Diouf est l'un des plus grands présidents" de l'OM, estiment-ils ainsi, portant notamment à son crédit "l'équilibre des comptes du club", la "réconciliation" du club et de ses supporteurs, ainsi que la "stabilité" au niveau sportif. Ce texte est très critique à l'encontre de l'actionnaire Robert Louis-Dreyfus, accusé d'avoir souvent nommé des "incompétents" à la direction du club et soupçonné de se livrer à une "entreprise de démolition" contre l'actuelle direction.
Ce communiqué commun est une rareté dans le milieu des supporteurs marseillais, pas toujours sur la même ligne.
"RLD" pour trancher
Il intervient alors que Diouf, qui n'a pas assisté aux dernières réunions du conseil de surveillance, a été épinglé par cette instance mercredi, où était prévue une réunion. Constatant "l'absence du président du directoire (Diouf, ndlr)", le conseil a estimé que "de ce fait, les points stratégiques à l'ordre du jour n'ont pu être abordés" et a décidé "à l'unanimité de solliciter l'avis de l'actionnaire (Robert Louis-Dreyfus, ndlr) sur ces dysfonctionnements".
C'est également la première fois que le conseil, qui a pour objet de contrôler pour le compte de "RLD" la politique menée par le directoire du club composé de Diouf et d'Antoine Veyrat (directeur général), a adopté une résolution de ce type.
Diouf affirme avoir eu de bonnes raisons pour ne pas se rendre aux réunions du conseil. Mais après avoir accueilli favorablement la nomination de son président Vincent Labrune en janvier 2008, il estime que celui-ci a "outrepassé ses droits", et admet mal devoir lui rendre des comptes, d'autant que le club, 2e cette saison et 3e l'an dernier, retrouve une aura sportive. Et ne l'a pas épargné dans différentes interviews récentes, dont samedi dans La Provence.
C'est dans ce climat que le conseil de surveillance, que l'absence de Diouf place dans l'incapacité juridique de remplir son rôle, a décidé de s'en remettre à "RLD" pour trancher ce conflit qui prend désormais un tour nouveau avec le communiqué des supporteurs.
Le propriétaire de l'OM, bien qu'affaibli par la maladie, devrait en tout cas se prononcer avant le prochain conseil, que ses membres souhaitent voir se tenir dans les prochains jours, fixés sur l'avenir que "RLD" réserve à Diouf.
