Le nouveau manageur de Chelsea, Carlo Ancelotti, a entamé sa carrière chez les Blues de la meilleure des façons avec une victoire dimanche dans le Community Shield (2-2, 4 t.a.b à 1) qui a montré que l'apres-Ronaldo pourrait être bien compliqué pour Manchester United.
Un match, une victoire, un trophée: difficile de faire mieux comme débuts en Angleterre pour Ancelotti. Le technicien italien, pour sa première rencontre à la tête de Chelsea, s'est offert dimanche le scalp de Manchester United et un premier Community Shield.
Quand on a gagné deux ligues des champions en quatre ans (2003 et 2007), remporter le Community Shield (champion d'Angleterre contre le vainqueur de la Coupe) reste un "petit" titre. Mais c'est toujours un trophée, une ligne de plus au palmarès et surtout un bien fou pour la confiance, surtout face à Manchester United, véritable épouvantail de la saison qui s'annonce.
Pourtant, on a eu peur pour Ancelotti. La mauvaise première période de son équipe n'annonçait rien de bon. Organisés dans son système de jeu fétiche, en 4-4-2 avec un milieu en losange, ses joueurs étaient perdus, jouaient à l'envers et étaient dominés par une équipe de Manchester United solide.
A la mi-temps, le score aurait pu être bien plus large et les énormes difficultés défensives, notamment dans le couloir droit, ont dû faire mal au coeur du rigoureux Italien.
Mais la mi-temps a tout changé et Ancelotti a su trouver les mots pour replacer son équipe sur les bons rails, ceux que ses joueurs auraient dû emprunter des le début du match.
"Pas faire de mal"
Son coaching a été gagnant avec la sortie d'Ivanovic et l'entrée en jeu de Bosingwa comme le replacement plus haut de son bloc.
Le nouveau visage de Chelsea a tout changé et cette fois c'était MU qui souffrait jusqu'à sa défaite aux tirs au but.
Ancelotti a donc réussi sa première sortie, ce qui n'est pas le cas MU pour cette première sans Cristiano Ronaldo.
On se demande d'ailleurs ce qu'ont voulu dire les supporteurs mancuniens quand à la 85e minute, ils ont entonné à-tue-tête la chanson réservée à Cristiano Ronaldo. Etait-ce un message pour Sir Alex Ferguson ? A ce moment-là, United était mené 2 à 1 et les promesses entrevues en première période n'existaient déjà plus.
Certes, le collectif a été solide, certes Rooney, buteur, s'est montré au dessus des autres, certes Carrick et Fletcher ont été un temps dominateurs au milieu mais il a manqué ce grain de folie, cette étincelle que Ronaldo apportait. Il a aussi manqué ses accélérations et son sens du but.
Antonio Valencia, son remplaçant potentiel, est entré et n'a fait que perdre des ballons. Nani, le coéquipier portugais de Ronaldo, âgé juste de 21 ans, s'est montré prometteur mais comme on pouvait s'en douter, le vide laissé par 'CR' est énorme et mettra du temps à être comblé, si c'est le cas un jour.
"Ce qui est sûr, c'est que cela ne peut pas leur faire de mal de gagner ce match", a admis Ferguson après la rencontre. Beaucoup plus qu'à Manchester United de l'avoir perdu.
