Le football espagnol est en deuil après le décès, à 26 ans, de Daniel Jarque González. Le capitaine de l'Espanyol a été victime d'une asystole fatale à Coverciano (Italie), où les Periquitos effectuaient leur préparation d'avant-saison.

Jarque était l'un des joueurs les plus en vue de l'Espanyol, titulaire indiscutable et symbole de la bonne santé du centre de formation periquito. Après avoir fait ses classes pendant plusieurs années avec les équipes de jeunes de la formation barcelonaise, il avait réussi à gagner sa place chez les seniors, où il avait fait sien le brassard de capitaine.

Dans une lettre adressée au président de l'Espanyol, Joseph S. Blatter, Président de la FIFA, a apporté son soutien aux proches du joueur : "Le monde du football pleure Daniel Jarque, un joueur si jeune et aimé de tous qui nous a quitté brutalement. Au nom de la FIFA et de toute la famille du football, j'adresse nos plus sincères condoléances au RCD Espanyol de Barcelone et ses supporters, mais surtout à ses parents, amis et êtres chers".

Rouage essentiel 
Le défenseur central avait fait ses débuts en première division espagnole le 20 octobre 2002 contre le Recreativo Huelva, avant de devenir ces dernières saisons l'un des joueurs les plus réguliers de l'Espanyol. Les différents techniciens en charge de la formation catalane au cours de ces dernières années le considéraient tous comme un rouage essentiel de leur équipe.

Solide, rapide, vif et impeccable dans le jeu aérien, Jarque a été international U-21 à plusieurs reprises et de nombreux observateurs voyaient en lui un futur pensionnaire de l'équipe d'Espagne A.

Le monde du football pleure Daniel Jarque, un joueur si jeune et aimé de tous qui nous a quitté brutalement.
Le Président Blatter

 

Avec les bleu et blanc, Jarque a été l'un des protagonistes de la victoire en finale de la Coupe du Roi contre Saragosse (4:1), en 2006 au stade Santiago Bernabéu. Il a également été brillant lors de l'édition 2006/07 de la Coupe UEFA, où l'Espanyol s'était incliné en finale contre Séville, à l'issue des tirs au but.

Le jeune Españolista se préparait à débuter ce qui aurait pu être sa meilleure saison à ce jour, à la tête de son équipe de toujours. Il avait hérité le brassard d'un autre joueur emblématique de l'Espanyol : Raúl Tamudo.