Boulogne-sur-Mer et son stade de la Libération sont prêts pour fêter avec bonheur la première rencontre de l'histoire du club en Ligue 1 en recevant Grenoble dimanche, en match décalé de la 2e journée du championnat.

En attendant la construction d'un stade neuf à Outreau, pour lequel aucun calendrier n'est encore fixé, la capacité de la Libération a été portée de 8.900 à 15.000 places. Mais la "Libé" comme on dit dans la pittoresque vieille ville reste la plus petite enceinte de L1 derrière le Moustoir (15.870) à Lorient.

Une centaine de salariés, représentant 20 corps de métier, ont travaillé durant deux mois pour satisfaire aux exigences de la Ligue, qui a autorisé le club à jouer dans le stade historique, sous réserve de mise aux normes qui ont nécessité un investissement de 3 millions d'euros. La Commission de sécurité à homologué le stade jeudi.

Cette accession provoque en tout cas un vrai engouement sur la Côte d'Opale. En témoignent les actuels "7.000 à 7.500 abonnés" et l'affluence dans la boutique du club tenue par Virginie, la compagne d'un pro: "les supporters complètent leur attirail, ce sont les écharpes et les porte-clefs qui se vendent le plus."

L'USBCO a vu également croître le nombre de ses partenaires de 20%, selon Jean-Jacques Fiolet, directeur général du club. Environ 400 entreprises, majoritairement issues du tissu économique de la Côte d'Opale, permettent au club de dégager un budget de 4 millions d'euros (sur 20 millions d'euros).

A la recherche d'un partenaire maillot
Des cottages et des salons privés ont été aménagés à l'arrière de la tribune principale, pour accueillir les partenaires. Malgré cela, le club n'a toujours pas trouvé de partenaire maillot. "On a deux ou trois touches qui peuvent se concrétiser", assure le directeur général.

"Les infrastructures sont à la hauteur de la vieille Libération", déplore M. Fiolet, estimant que le partenariat privé pourrait représenter une manne financière plus importante si les prestations proposées étaient supérieures. "Il y a le potentiel économique pour faire aussi bien qu'à Lens", estime-t-il.

"Ce n'est pas un stade de L1, c'est un stade agrandi pour accueillir la L1", corrige Jean-Claude Etienne, l'adjoint au maire chargé des sports.

Installé désormais dans la tribune latérale Franck-Ribéry, le kop des Ultras se prépare lui aussi aux joutes de la L1. "Nous étions quatre en CFA, il y a quatre ans, nous sommes aujourd'hui 210", se félicite Christian Brimeux, le président de l'association. Il dit avoir refusé "au moins 300 demandes", faute d'abonnements supplémentaires alloués par le club aux supporters.

Pour l'animation, un échafaudage a été installé devant le kop pour permettre au président des supporters de "chauffer la tribune". Un nouveau drapeau géant, à l'effigie du diable rouge et noir, emblème des Ultras, est également en cours de réalisation et viendra bientôt orner la tribune Ribéry.

"On fait ce qu'on peut pour mettre l'ambiance mais avec un stade ouvert, nos chants sont balayés par le vent", regrette le président des Ultras. Ce n'est pas un stade de Ligue 1, mais ici, on est chez nous".

Cette enceinte risque de surprendre les pensionnaire de la L1.