Montpellier a confirmé samedi la belle impression laissée la semaine dernière contre Paris en décrochant le nul à Lorient (2-2), après avoir même réussi à mener 2 à 0, lors de la 2e journée de L1.

De leur côté, les Merlus peuvent s'estimer heureux d'avoir arraché l'égalisation dans les arrêts de jeu, tant leur jeu reste perfectible.

Le promu héraultais a longtemps cru enregistrer sa première victoire en L1 cette saison. Mais les hommes de René Girard, qui menaient 2-1 à la fin du temps réglementaire, se sont fait rejoindre dans les arrêts de jeu par une tête de Laurent Koscielny sur un centre de Monterrubio (2-2, 90e+1).

Pour autant, les Montpelliérains ont affiché dans le Morbihan une étonnante maîtrise du ballon au milieu de terrain, et un très plaisant jeu court qui a le plus souvent étouffé le collectif lorientais. De quoi être confiant dans l'optique du maintien.

Montpellier a de surcroît pu compter sur les premiers pas dans l'élite du meilleur passeur de L2 l'an passé, l'Argentin Alberto Costa, absent contre le PSG (1-1) pour cause de suspension.

Sa belle frappe du gauche des 20 m à l'heure de jeu a concrétisé la domination territoriale des Montpelliérains, après une première mi-temps chiche en occasions (1-0, 60e).

Six minutes plus tard, son corner trouvait le défenseur central bosniaque Emir Spahic, étrangement seul aux six mètres, pour le 2e but héraultais (2-0, 66e). Auteur de l'égalisation contre Paris la semaine dernière, Spahic s'affirme déjà comme une redoutable menace sur les coups de pieds arrêtés.

Les Lorientais, impuissants dans la construction du jeu durant la majeure partie de la rencontre, allaient alors enfin se réveiller et revenir dans le match rapidement grâce à Gameiro à la conclusion d'un centre de Vahirua (1-2, 68e).

Ils revenaient finalement au score, presque contre toute attente, en toute fin de rencontre. Ils ne pouvaient espérer mieux au vu de la qualité déficiente de leur jeu de passes, et de leur engagement timoré à la récupération.