Un doublé de Thil a offert à une formation de Boulogne volontaire, pour le premier match de son histoire en L1 au stade de la Libération, sa première victoire devant des Grenoblois décevants (2-1), en match décalé de la 2e journée, dimanche.

Battus lourdement à Rennes (3-0) pour avoir, pour leurs débuts dans l'élite, trop regardé leurs adversaires jouer, les Boulonnais ont certes poursuivi leur apprentissage. Mais ils ont retrouvé les qualités de guerriers qui avaient fait leur force la saison passée, avant de fléchir en deuxième période.

Ce succès permet aux hommes de Laurent Guyot de quitter les dernières places d'un classement où Grenoble s'enfonce après ce deuxième revers d'affilée. Pour les hommes de Mehmed Bazdarevic, qui avaient subi la semaine passée la puissance de Marseille, l'avenir commence déjà à s'assombrir.

Pour cette première, la "Libé", mise aux normes de la L1 avec un peu de bric et de broc mais pas achevée - une tribune dans un angle et destinée aux supporteurs visiteurs reste à monter - a donné un cachet un peu particulier à cette rencontre.

Sans changer fondamentalement de philosophie, les Nordistes, destinés selon l'avis général à redescendre ont en tout cas répondu aux attentes de leur entraîneur qui voulait muscler le jeu.

Muet à Rennes, Thil a démontré qu'il faisait lui un apprentissage rapide du haut niveau. Il a manqué plusieurs occasions, comme deux duels face à Viviani (15, 23). Mais le capitaine boulonnais, meilleur buteur de L2 l'an passé, n'a jamais abdiqué et a fini par trouver la faille, profitant de la lenteur de la défense iséroise.

Il a d'abord repris un centre d'un Cuvillier très convaincant (34) puis une ouverture lobée de Ducatel (38).

Les Grenoblois n'ont réagi qu'après la pause, sûrement dynamisés par le but du Serbe Danijel Ljuboja (46).

L'ancien buteur de Sochaux, Strasbourg et Paris, de retour dans l'hexagone en provenance de Stuttgart, a réduit le score après une passe de Tadic (46). Une bénédiction pour des Grenoblois affligeants jusque-là et qui ont ensuite poussé mais ont été trop brouillons pour parvenir à égaliser.