Toulouse affrontera jeudi en Turquie Trabzonspor, en match aller des barrages de l'Europa League, dans un stade réputé pour sa ferveur, avec l'objectif de faire un coup et surtout de ne pas perdre, afin de conserver toutes ses chances de qualification.

"L'ambiance sera chaude. Un adversaire de très bon niveau, surtout offensivement avec de grosses qualités sur coup de pied arrêté, mais nous avons les armes pour leur poser des problèmes (...) Il faut surtout tout faire pour garder nos chances pour le match retour", prévient l'entraîneur toulousain Alain Casanova.

La principale arme du TFC au stade Hüseyin Avni Aker (32.749 places) sera encore l'attaquant international André-Pierre Gignac, qui devra tromper deux anciens de Ligue 1, le gardien sénégalais Tony Sylva (ex-Lille) et le défenseur camerounais Rigobert Song (ex-Metz, Lens et Galatasaray).

"On espère que ce n'est que le début de quelque chose de grand", ajoute Casanova. "L'Europa League n'est pas un objectif secondaire, c'est au même niveau que le championnat et nous comptons bien y figurer. Nous allons tout donner".

"On a hâte d'y être, s'enthousiasme le milieu toulousain Etienne Didot. A nous d'être conquérant. C'est une nouvelle étape dans la vie du groupe. En coupe d'Europe tout augmente, notamment au niveau de l'intensité. A nous de répondre présent".

Pour le vice-président de Trabzonspor Hayrettin Hacisalioglu, l'objectif est de "gagner et rien d'autre", pour retrouver la confiance après un début de saison en dent de scie: une victoire et une défaite, tout comme Toulouse.

Le club de la ville portuaire de Trabzon (ancienne Trébizonde), sur la mer Noire, entraîné depuis cette saison par le Belge Hugo Broos, est un poids lourd du championnat turc mais n'a plus gagné le titre depuis 1984. La saison dernière, il a fini 3e, derrière Besiktas et Sivasspor, mais devant Fenebahce et Galatasaray.

La dernière apparition européenne de Toulouse remonte à 2007 et à la gifle infligée par Liverpool (4-0 à Anfield Road) en tour préliminaire de la Ligue des champions, suivie d'une élimination en phase de poule de la Coupe de l'UEFA.

Le club turc affiche plus de régularité que Toulouse dans les rendez-vous européens, mais n'a jamais dépassé le 2e tour, sauf en 1991-1992 (Coupe de l'UEFA) et l'élimination de Lyon (3-4, 4-1), unique club français rencontré avant le TFC.