L'attaquant nancéien Paul Alo'o Efoulou savoure avec simplicité la première place au classement occupée par son club et son doublé pour ses débuts en L1 contre Monaco, avant le déplacement au Mans samedi à l'occasion de la 3e journée.

"Si on joue, c'est pour vivre de tels moments, apprécie le natif de Yaoundé, 25 ans. Nous n'avons pas l'occasion d'en vivre beaucoup tout au long de l'année. Si on a l'occasion d'être premier du championnat, on savoure tout simplement".

Même si ces débuts en fanfare demandent confirmation, Alo'o Efoulou, meilleur joueur de L2 la saison passée, a déjà affiché beaucoup de qualités. Sur les ouvertures d'André Luiz et de Michaël Chrétien, il a démontré sa vitesse. Puis, face à Stéphane Ruffier, sa solidité mentale et son réalisme.

"J'ai eu trois occasions, j'ai marqué deux buts, je crois que c'est ce qu'on demande à un attaquant", explique le partenaire de Samuel Eto'o en sélection camerounaise. Et de remarquer que cette réussite, c'est "toujours bon pour la confiance, pour celle du groupe qui a bien travaillé".

L'ASNL a recruté malin pour récupérer le meilleur joueur de L2 la saison dernière. Pour ne pas voir s'échapper la perle qu'ils avaient repérée à Angers qui refusait de s'en séparer, les Lorrains ont accepté, à la signature d'un contrat de quatre ans paraphé le 31 août 2008, de l'y laisser encore une saison.

Du CFA à l'élite
Déjà auteur de 12 buts en 2007/08, l'attaquant a remis le couvert la saison passée, agrémentant ses prestations d'autant de passes décisives, avant de s'inviter enfin à la table de l'élite cette saison. Où il a gagné immédiatement des étoiles

Pour autant, malgré ses débuts prometteurs, Alo'o Efoulou, passé par le CFA en 2003/04 (Racing 92) avant trois ans en National (Sannois-Saint-Gratien) et deux en L2 (Angers), ne se prend pas pour le sauveur du soldat ASNL mal en point l'an dernier. Il privilégie l'humilité et le collectif.

"Je ne crois pas que l'on franchisse un palier en un match. Pour y parvenir, il faut réaliser une saison régulière. Pas une rencontre, même avec deux buts, mais 38 matches", assure le joueur, affirmant n'avoir "eu aucune appréhension" avant ses débuts malgré une préparation perturbée par des adducteurs douloureux.

"Quand on veut atteindre le haut niveau, il faut effectuer une saison pleine, sans être personnel mais avec le groupe. Mes coéquipiers étaient là. Ils m'ont soutenu. Tout ce que j'avais à faire, c'était de jouer mon football, comme je sais le faire et c'est passé", conclut le Camerounais.