Malgré sa défaite à domicile (0-1) face aux Turcs de Trabzonspor, jeudi en barrage retour de l'Europa League, Toulouse, qui avait peut-être la tête à son match de Ligue 1 contre Valenciennes dimanche, s'est qualifié pour la phase de poules grâce à son succès à l'aller (3-1).

Avec Gignac, Didot, Machado, Braaten et Mbengué sur le banc, Alain Casanova, avait clairement choisi de faire reposer ses hommes. Il est vrai qu'avec 98% de chance de se qualifier au coup d'envoi, le TFC avait les cartes en main pour rejoindre la phase de poules.

Titularisé à la pointe du 4-1-4-1 toulousain, en lieu et place d'André- Pierre Gignac, Xavier Pentecôte se procurait la première occasion après un quart d'heure de jeu sur une frappe de peu à côté.

Solides défensivement, avec la première apparition en défense centrale de Dany Nounkeu, directement passé du CFA avec Pau à l'Europa League avec le TFC, les locaux géraient sereinement leur avantage. Trop, peut-être, puisque sur leur première occasion les Turcs touchaient le poteau sur une incursion ponctuée d'un tir de Memis Baris (25).

Une frayeur qui n'allait pas vraiment être suivie d'effet car les deux équipes éprouvaient les pires difficultés à déstabiliser le bloc défensif adverse. Un moindre mal pour le TFC, qui à la pause tenait toujours solidement entre ses pieds la qualification promise quarante cinq minutes plus tôt.

Deux frappes mal assurées de Pentecôte, pourtant idéalement placé, auraient même pu ôter tout suspense dès le retour des vestiaires (46, 47).

Dommage pour Toulouse car les Turcs allaient finalement sortir de leur torpeur pour inscrire un but sur une frappe de Bullit, déviée dans ses propres filets par Nounkeu (1-0, 56).

Il restait alors 35 minutes aux Turcs pour inscrire deux autres buts, tandis que Pentecôte, encore lui, ratait dans la foulée une volée à bout portant (59).

Trabzonspor se procurait une nouvelle opportunité sur un ballon relâché par Blondel (73), qui allait ensuite sauver son club d'une fin de match dramatique en repoussant une frappe de Bullit (82).

Finalement moins sereins qu'ils auraient dû l'être, les Toulousains assuraient toutefois l'essentiel et auront droit à la suite du feuilleton européen...