Le milieu brésilien de Bordeaux, Fernando, revient sur l'actuelle série d'invincibilité des Girondins, confortée par le bon match nul en C1 contre la Juventus Turin mardi (1-1): "on ne veut pas s'arrêter là", assure-t-il avant le déplacement à Boulogne, samedi pour 6e journée de L1.

Depuis le 7 mars, le champion de France en titre surfe sur la vague du succès (17 victoires, 2 nuls en matches officiels).

Bordeaux a-t-il réalisé mardi son match le plus abouti depuis deux ans ?
Vu la grandeur de l'adversaire, on a réussi à faire la plupart des choses que le coach nous a demandées. Le fait d'avoir joué deux, trois fois de suite la C1, d'avoir gagné le titre, nous donne beaucoup plus de confiance. Après, il y a aussi le travail. Cela fait quatre ans que l'on a presque le même groupe, avec deux trois joueurs qui arrivent chaque année pour le renforcer. Au bout de quelque temps, cela commence à payer. Lors de la causerie, le coach nous a dit que la plupart des équipes françaises font des complexes contre les équipes espagnoles, italiennes, anglaises. On a vu face à la Juve que l'on n'était pas impressionné. On a réussi à jouer.

Niveau motivation, est-ce compliqué de passer de la Juventus à Boulogne ?
C'est un changement évident. La force d'un groupe passe par là. C'est le 3e match de la semaine, toujours le plus difficile. On sait ce qui nous attend à Boulogne, un stade plein, des joueurs qui ont envie de se montrer contre le champion, un gardien (l'ex-Bordelais Matthieu Valverde) qui aura très d'envie de fermer sa cage. Nous, on est sur une bonne série, on ne veut pas s'arrêter là. Et, tout en respectant Boulogne, on va essayer de ne pas en faire plus que d'habitude, juste poser le ballon par terre, jouer, se créer des occasions et marquer des buts.

Y a t-il une fixation à rester leader de la L1 ?
Si on le reste, tant mieux. Nous, on essaye de prendre le maximum de points car on sait que le championnat est long. Il y aura peut-être un moment où on sera moins bien, où on va laisser filer des points. Ce n'est pas que l'on croit que rien ne peut nous arriver, c'est qu'on n'y pense pas. C'est très agréable de gagner ou de ne pas perdre quand c'est un adversaire très difficile. Le plus important est de maintenir la confiance.