Auteur du but égalisateur de Lille réduit à dix, le défenseur Adil Rami a estimé avec le nul à Lens (1-1) que le LOSC avait retrouvé sa "réputation de chien" avec des joueurs qui sont des "lâches-rien", dimanche, au stade Félix-Bollaert.
Ce but égalisateur, vous êtes allé le chercher avec vos tripes ?
"C'est ce qui fait ma qualité. On joue à l'extérieur. On a fait un mauvais début de saison. On joue contre Lens chez lui. Et on a mal commencé en prenant le but de Boukari. Là, on a fait preuve de combativité. Je suis monté à deux à l'heure parce que je n'avais plus de jus. Sur ma deuxième tentative, je me dis pourquoi pas la tenter. Je vois que les attaquants sont bien encerclés. Je la mets. Et je vois que j'arrive à lober le gardien. C'est extraordinaire, le jour de l'Aïd (El Kebir). Ma mère n'a pas vu le match parce que c'était la fête. Elle est partie voir mon grand-père avec toute la famille. Aujourd'hui, je dédie ce but à ma mère et à tous les gens qui ont fait le Ramadan, à tous les musulmans."
Y a-t-il eu un sentiment de révolte avec l'histoire du penalty...
"Oui, c'est ça! Ca devient un peu agaçant. Les arbitres, on ne va pas toujours les pointer du doigt. L'arbitre sait, je pense, l'erreur qu'il a faite. Mais il faut faire plus attention. Depuis le début de saison, c'est un petit peu carotte. Je ne sais pas si on me comprend. C'est mon langage. Mais à part cela, il n'y a pas eu d'erreur d'arbitrage. On a pu s'exprimer avec lui. Mais j'aurais préféré qu'il y ait penalty."
Est-ce un bon point pour le LOSC ?
"C'est dans la lignée. On gagne contre Sochaux (1-0), on rivalise avec Valence (1-1 en C3) puis on prend un point à l'extérieur. Ca fait trois ans que je suis là. On a une réputation de chiens, on est les Dogues, et c'est ce qu'il faut ne surtout pas perdre. On sait très bien quand on va à l'extérieur qu'on était craint parce que nous sommes des 'lâches-rien'. On l'a perdu. J'aimerai qu'on le retrouve. Et c'est ce qu'on a prouvé ce soir. On a eu l'exemple de Saint-Etienne qui jouait en Coupe d'Europe et a été mis en difficulté. On s'est dit qu'il fallait mieux prévenir que guérir. Il fallait mettre les points sur les i."
