La confrontation entre Lyon et Toulouse, samedi pour la 7e journée de L1, oppose deux clubs lancés sur une bonne dynamique, y compris sur le plan européen, mais entravée par les soucis de leur vedette offensive, Lisandro et Gignac, et des défenses instables.
Les deux équipes ont pu souffler cette semaine, puisqu'elles étaient exemptées lors des 16e de finale de la Coupe de la Ligue, comme les autres européens.
L'OL a été freiné à Paris (1-1), où un but litigieux de Gomis in extremis a maintenu son invincibilité (sept victoires et deux nuls, toutes compétitions confondues). Mais vu le match livré au Parc des Princes, cela ressemblait davantage à un point de gagné que deux de perdus.
Lyon, dominé à Paris, doit montrer qu'il sait toujours prendre le jeu à son compte avec le double objectif de rester au contact de Bordeaux (qui reçoit Rennes dimanche et possède deux points de plus) tout en préparant au mieux le déplacement à Debrecen, mardi en Ligue des champions.
Mais sa force de frappe offensive est amoindrie par les forfaits de Bastos (cheville) et le mal récurrent aux adducteurs dont est victime Lisandro, "probablement forfait" selon son club. Gomis, Govou ou Ederson restent d'attaque.
Gignac-dépendance
A Toulouse, la Gignac-dépendance demeure vivace. L'avant-centre est muet depuis six matches, toutes compétitions confondues. "Je ne suis pas du tout inquiet, a insisté son entraîneur, Alain Casanova. Au contraire même puisque je trouve qu'il a beaucoup progressé dans sa participation au jeu. Il s'implique plus encore dans l'élaboration de nos offensives".
"Il est surtout victime de malchance plus que de maladresse, a-t-il précisé. Je sais que son potentiel est là et ça va revenir. Je ne pense pas qu'il a absolument besoin de marquer. Il ne doute pas, il est sûr de sa force".
"Gignac ne marque pas ? Il a encore été passeur la dernière fois, a noté en écho son homologue, Claude Puel. Il revient bien et il est entreprenant. Il se procure des occasions. Il est en forme et Toulouse a réalisé de bons derniers matches".
Il est vrai que le Téfécé s'est relancé la semaine dernière, "avec deux victoires importantes (3-2 chez le Partizan à Belgrade en C3 et 2-0 face au Mans en L1) qui nous ont donné beaucoup de confiance", a reconnu Casanova, qui compte "opposer un bloc important en défendant tous ensemble pour soulager notre ligne défensive inexpérimentée et jeune".
Fébriles derrière
Car derrière le bât blesse. Certes, l'OL et le TFC n'ont encaissé que quatre buts, et sont les deuxièmes meilleures défenses derrière Bordeaux (trois), mais leurs arrière-gardes semblent fébriles.
Le paradoxe toulousain repose sur la nouvelle imperméabilité (aucun but encaissé sur les deux derniers matches de L1) réussie en l'absence des joueurs majeurs (Cetto, Mbengué, Fofana et Ebondo). Casanova devrait aligner de nouveau la ligne Congré-Nounkeu-Capoue-Tabanou.
"Moi qui viens de Pau en CFA et qui ne devais être qu'un joueur de complément, c'est une chance de pouvoir vivre ces moments-là", savourait Nounkeu.
Côté lyonnais, la charnière centrale demeure un problème, où Cris et Bodmer pâtissent d'une certaine lenteur commune et d'un manque de complémentarité évident. Boumsong sera indisponible encore plusieurs semaines, et l'option Toulalan, excellent en stoppeur contre la Fiorentina (1-0), risque de trop affaiblir le milieu défensif, où Makoun se montre limité.
A Paris, Puel avait titularisé Clerc, qui n'a pas affiché la forme de Réveillère. Ce dernier pourrait reprendre son couloir droit.
