Saint-Etienne a remporté, à Monaco (2-1), son premier match à l'extérieur de la saison, grâce notamment à un nouveau but de sa recrue argentine Bergessio à l'ultime minute, samedi au Stade Louis-II, lors de la 7e journée de Ligue 1.
Pour la première fois de la saison, Monaco, qui a mis trop longtemps à rentrer dans la rencontre, abandonne donc des points à domicile. Saint-Etienne, de son côté, a démontré que son classement avant la journée (18e) n'était pas conforme à son potentiel et sort de la zone rouge.
Après avoir laissé plusieurs de ses titulaires au repos lors de la dernière sortie à Nancy (0-2) en coupe de la Ligue, Guy Lacombe, ne s'attendait certainement pas à voir sa formation aussi apathique en début de rencontre.
Les Stéphanois n'en demandaient pas plus. Sur leur premier corner obtenu, Sanogo, complètement libre de tout marquage au deuxième poteau, catapultait le ballon au fond des buts de Ruffier (1-0, 3e).
La réplique ne survenait que sur coups de pied arrêtés. Mais ni Coutadeur (10e), Nenê (13e) n'étaient précis. Dans le jeu, les Monégasques dormaient, à l'image de Puygrenier derrière, ou de Gudjohnsen devant, toujours en manque de condition.
Bergessio décisif
En face, les Verts géraient tranquillement. Ndow manquait même de doubler le score avec une reprise qui s'écrasait sur le poteau d'un Ruffier sans réaction (19e).
Nenê (21), Coutadeur (32) tentaient bien de réagir, mais c'était trop épisodique pour égaliser avant la pause.
Après celle-ci, le scénario devenait différent. Monaco était plus agressif et Saint-Etienne, sans Fernandez, ni Varrault remplacés par Payet et Dabo, subissait.
Un coup franc vicieux de Nenê obligeait Janot à repousser le ballon en corner (52). Puis, sur un nouveau coup franc de Nenê, Puygrenier surgissait et coupait la trajectoire pour égaliser de la tête (1-1, 56e).
S'ensuivait une bonne période azuréenne, qui se précisa après la sortie de Gudjohnsen au profit de Nkoulou et le passage de Coutadeur comme organisateur. Elle n'était pourtant pas récompensée d'un but.
Et ce furent même les Stéphanois qui, par quelques contres dangereux en toute fin de partie, se créèrent les meilleures opportunités. Alors que la rencontre entrait dans sa 90e minute, Payet frappait un coup franc "dans la boîte" que reprenait victorieusement de la tête Bergessio (2-1, 90e).
