Quatre jours avant d'aller au Real Madrid pour la deuxième journée de Ligue des Champions, Marseille, qui a mené deux fois au score mais pêché en défense, s'est incliné samedi, pour la première fois de la saison, à Valenciennes (3-2), lors de la 7e journée.

Les Olympiens qui ont encaissé deux buts sur phases arrêtées ont été, a déploré Didier Deschamps, défaillants collectivement. "On était beaucoup plus dans la réaction que dans l'action, a constaté l'entraîneur, refusant de dramatiser avant le déplacement au Real car "c'est une autre compétition".

Après les succès à Toulouse (0-1) et Sochaux (5-2), le VAFC a eu "les vertus mentales" pour revenir deux fois au score avant de remporter une première victoire à domicile qui lui permet de grimper en milieu de tableau. "Avoir les jambes, la tête et le coeur, c'est important", a souligné Philippe Montanier.

La surprise marseillaise est venue de la première titularisation de Fernando Morientes dans un système en 4-3-3 avec Niang à droite et Brandao à gauche. Rool et Cissé ont, eux, suppléé Mbia (genou) et Taiwo (genou), dont les absences ont coûté, dixit Deschamps, en termes de "puissance et de gabarit".

Philippe Montanier avait lui aussi concocté son plan, dans son schéma habituel en 4-3-3 qui se transforme en 4-1-4-1. Sur le côté droit, il avait reculé d'un cran Mater et avancé Ducourtioux. En attaque, il avait préféré l'ex-Marseillais Samassa à Pujol.

Diawara hors sujet
Le choix de Deschamps a d'abord été gagnant. Morientes -93 minutes de jeu en L1 avec l'OM- a fait apprécier son jeu de tête. Mais c'est du pied qu'il a ouvert son compteur: il a repris à bout portant une passe de Brandao, décalé par Lucho Gonzalez, auteur d'une jolie course croisée (1-0, 13).

L'Espagnol, qui a joué 59 minutes, a également été impliqué dans le deuxième but marseillais, signé Niang (2-1, 22). Sur un centre de Cheyrou, sa tête a été repoussée par Ndy Assembé mais ce dernier avait été abandonné par sa défense et Niang a marqué après avoir pris le dessus sur Rafael.

Avant Madrid, la défense olympienne, avec un Souleymane Diawara hors sujet, a inquiété. Sans réaction quand Mandanda a repoussé une reprise de Rafael sur un corner de Cohade, permettant à Bisevac d'égaliser (1-1, 21). Et a laissé du champ à Audel, dont le centre a été repris par Ducourtioux de la tête (2-2, 29).

Après le remplacement de Morientes par Abriel, l'OM, revenu en 4-4-2, a eu quatre grosses opportunités de s'imposer. Mais les têtes de Cissé (62) et Niang (71) ou une demi-volée de Brandao sont passées à côté, alors que Ndy Assembé a détourné une déviation d'un Lucho Gonzalez de plus en plus convaincant (82).

Le VAFC a, lui, su profiter d'une de leurs incursions. Sur un coup-franc de Cohade, Rafael s'est élevé au-dessus de Bonnart et a placé une tête victorieuse (84).