Buteur sur coup franc et auteur de deux passes décisives sur corner mardi à Budapest pour la victoire de l'Olympique lyonnais sur Debrecen (4-0) en Ligue des champions, Miralem Pjanic cherche à endosser le costume de meneur de jeu laissé par le Brésilien Juninho.

Lors de la première journée de l'épreuve, le milieu de terrain de 19 ans avait trouvé la faille pour donner la victoire à l'OL contre la Fiorentina (1-0) dans une rencontre où il avait souffert physiquement et pour laquelle son influence dans le jeu avait été assez neutre.

Il avait également ouvert la marque sur coup franc en barrage aller contre Anderlecht (5-1), le premier but européen de l'OL cette saison.

La saison dernière, les recrutements de Pjanic et d'Honorato Ederson avaient été décidés dans l'optique de la succession de Juninho, parti cet été au Qatar après huit saisons à Lyon, 100 buts inscrits dont 44 sur coups francs en 344 matches.

En août, le milieu offensif international bosniaque, arrivé à l'OL en juin 2008 en provenance du FC Metz pour 7,5 millions d'euros, dont le poste de prédilection "est juste derrière l'attaquant de pointe", s'était déclaré prêt à assumer l'héritage du Brésilien dont il a pris le N.8 non sans lui en avoir demandé "l'avis".

Mardi, Pjanic a délivré deux corners, tirés de l'aile gauche, qui ont permis à Kim Källström d'ouvrir la marque et à Sidney Govou d'inscrire le troisième but.

Sur son coup franc, le jeune milieu a "vu que le gardien était loin". "J'ai frappé pour passer au-dessus du mur et la balle est retombée vite", témoigne-t-il. L'explication n'est pas sans rappeler le style de Juninho dont les trajectoires étaient similaires.

Deux minutes l'an dernier
Dans le jeu, Miralem Pjanic a su manoeuvrer habilement. "Je me sens très bien à ce poste depuis le début de saison et j'essaie de poursuivre sur ma lancée et de confirmer. J'ai joué assez haut car nous étions costauds défensivement. J'ai joué assez haut et cela m'a libéré la place pour m'exprimer", explique le Bosno-Luxembourgeois.

Celui-ci découvre réellement cette saison la Ligue des champions à laquelle il n'a participé que deux minutes l'an dernier.

En inscrivant trois buts sur phases arrêtées, mardi, l'Olympique lyonnais semble bien assumer le départ de Juninho dans ce domaine, souvent décisif dans les grands matches comme le souligne le milieu Jérémy Toulalan, titularisé en défense centrale mardi.

"Cela faisait quelque temps que nous n'avions pas été performants sur ce type d'actions", se félicite-t-il.

En début de saison, l'OL avait rapidement marqué sur coup franc grâce à sa recrue, l'Argentin Lisandro Lopez, absent sur blessure mardi, qui avait égalisé au Mans (2-2), puis par Pjanic face à Anderlecht.

"Je ne suis pas surpris que mon équipe marque beaucoup sur coups de pied arrêtés. La saison dernière, on focalisait beaucoup sur Juninho pour ces actions alors que d'autres sont efficaces dans ce registre. Nous les voyions moins quand Juninho était là", a commenté Claude Puel après le match à Budapest.

Karim Benzema, lui aussi parti, savait également se distinguer dans cet exercice. Dans l'effectif actuel, les gauchers Kim Källström et Michel Bastos ainsi que Cesar Delgado ont également des arguments sur coups francs.