A l'image d'un Souleymane Diawara désarçonné mercredi soir par la vitesse du Real Madrid, l'OM version Didier Deschamps ne semble pour le moment pas capable de faire mieux que la saison passée en Ligue des champions, une compétition où elle chute inexorablement face aux gros calibres.

Déjà en difficulté en Ligue 1 à Valenciennes (défaite 3-2), l'ancien Bordelais, présumé valeur sûre du championnat, a été le grand perdant du déplacement à Santiago Bernabeu (défaite 3-0), malgré une première période à son avantage.

Dépassé sur le premier but de Cristiano Ronaldo, il a ensuite été expulsé après avoir provoqué un penalty -- objet de polémique -- sur l'attaquant portugais. Beaucoup pour un seul homme, d'autant qu'avant de partir, il s'était signalé en passant un petit bout de nuit dans un commissariat de Marseille pour une histoire de conduite sans permis...

Face au Milan AC (défaite 2-1), l'athlétique défenseur central recruté pour 7 M EUR n'avait pas non plus été exempt de tous reproches sur le deuxième but d'Inzaghi.

Le cas Diawara symbolise le fossé qui empêche encore l'OM de prétendre véritablement à un beau parcours dans la plus prestigieuse des deux compétitions européennes, là où les individualités font plus qu'ailleurs la différence.

"Même si on est un grand club français, on est tout petit sur l'échelle européenne": Didier Deschamps, l'entraîneur de l'OM, ne se voile pas la face.

"ça arrive un peu trop souvent"
Malgré des renforts, tant en puissance qu'en vitesse, son équipe ne fait pas mieux que celle d'Eric Gerets qui, l'an passé, dans la même compétition, avait elle-aussi enregistré deux défaites, face à Liverpool à domicile (1-2) puis à Madrid, face à l'Atletico (2-1) lors de ses deux premiers matches.

"Comme souvent, en Ligue des champions, on est bien, on fait de bonnes choses, on croit que... mais, au final, il n'y a rien. Donc, ça arrive un peu trop souvent", résume Steve Mandanda, le gardien olympien. Les années se suivent...

Moins performant qu'attendu, l'OM peut-il cependant continuer à croire en ses chances de qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions?

Abattu, Deschamps voulait encore y croire dans les couloirs du stade madrilène, tout en restant mesuré.

La victoire surprise du FC Zurich sur la pelouse du Milan AC (0-1), même si elle relègue l'OM à la dernière place du groupe C, peut jouer en sa faveur dans le duel à distance qu'espèrent livrer les Marseillais aux Italiens.

"Ca ouvre un peu plus d'espoirs mais bon, cela en donne aussi plus à Zurich", explique l'entraîneur olympien.

"Nous, on est derniers, ils ont trois points, on verra. Dans quinze jours, on aura rencontré Zurich deux fois mais pour le moment, il faut d'abord évacuer cette défaite", ajoute-t-il.

Côté joueurs, on garde également espoir. "C'est loin d'être terminé", juge Mamadou Niang.

"Si je me souviens bien, l'année dernière, Bordeaux est parti pareil avec deux défaites, à l'arrivée, ils ont joué leur qualification sur le dernier match et ont failli passer, Liverpool, il y a deux ans, après deux matches, avait un point et avait fini premier du groupe. Il faut y croire et continuer à jouer", affirme-t-il. Méthode Coué ou véritable conviction ?