Le déplacement à Marseille dimanche lors de la 8e journée sera un test d'envergure pour Monaco et son défenseur central Sébastien Puygrenier, de retour en L1 après une saison 2008-2009 délicate débutée en Russie, au Zenit Saint-Pétersbourg, et terminée chez les Anglais de Bolton.
En quittant Nancy après cinq années de rang où il a connu la remontée en L1 et une progression linéaire lui valant une très bonne cote en L1, Puygrenier ne s'attendait pas précisément à revenir si vite en France.
La concurrence au Zenit et la volonté d'éviter une longue trêve en Russie où il était arrivé en cours de saison le pousse pourtant à accepter un prêt à Bolton.
Mais "après mon prêt, Fernando Meira (défenseur international portugais, ndlr) venait de signer à Saint-Pétersbourg, se remémore-t-il. L'entraîneur, Dick Advocaat (destitué depuis, ndlr), m'a dit que ce serait dur de gagner ma place. Il m'a alors précisé l'intérêt de Monaco et du Panathinaïkos. Je ne me sentais pas de rester sans jouer. Monaco étant mon premier choix, j'ai fait des efforts financiers".
"J'y ai reçu un superbe accueil. Il est impossible de se plaindre. Pour mon entourage (son fils est entré en maternelle, ndlr), c'est parfait. Même s'il est tôt pour en parler et qu'il me reste deux ans de contrat au Zenit, je me verrais bien rester", poursuit ce gaillard (1,87 m, 88 kilos) de 27 ans.
Pour cela, l'ex-Nancéien entend accélérer son retour au premier plan. Même si son entraîneur, Guy Lacombe, soutient qu'il "doit se forcer un peu plus", il est déjà devenu cadre. "J'ai le sentiment d'apporter un peu d'expérience, analyse-t-il. Avant le match, j'aime parler, motiver mes coéquipiers. Parfois, je trouve que c'est un peu 'mort'".
Calme et sérénité appréciés
Son capitaine, Alejandro Alonso, apprécie déjà son impact sur le jeu monégasque. "Il est très calme, donne beaucoup de sérénité sur le terrain", observe l'Argentin, soulignant son impact dans les duels.
L'intéressé tempère: "Comme l'équipe, j'ai alterné le bon et le moins bon. Je ne suis pas totalement satisfait de mes productions. Mais, depuis trois matches, je ne finis plus avec des crampes. C'est mieux. Après une année où j'ai peu joué (12 matches avec le Zenit, 7 avec Bolton, ndlr), je savais que cela allait être compliqué. Actuellement, c'est correct. Mais je peux mieux faire."
Puygrenier cible ainsi ses lacunes: "Dans les duels, je ne suis pas aussi intraitable qu'avant. A Sochaux, je provoque un penalty. A Nice, je reçois rapidement un avertissement qui me met en difficulté. Je dois progresser physiquement. Mon objectif est de retrouver le niveau de mes deux dernières saisons à Nancy."
Dans une équipe en reconstruction, Puygrenier s'apprête à affronter Marseille "sans complexe". Car "on a les qualités pour bien figurer en L1 et ce match nous donnera des réponses".
