En tête de la Ligue 1, Lyon va devoir monter en puissance en recevant Sochaux (14e), samedi pour la 9e journée, avant d'aborder des matches difficiles d'ici au 8 novembre: une double confrontation contre Liverpool en Ligue des champions, puis Saint-Etienne ou encore Marseille.
Invaincu cette saison, l'OL n'a, jusqu'à présent, pas affronté d'adversaires de premier ordre hormis le Paris SG (1-1), et la Fiorentina (victoire 1-0), d'un calibre un peu supérieur.
Les Lyonnais s'étaient retrouvés en difficulté au Parc des Princes contre le PSG en égalisant en toute fin de partie sur un but litigieux de Bafétimbi Gomis, probablement hors-jeu.
Ils avaient battu quatre jours plus tôt très difficilement la Fiorentina en Ligue des champions, avec un but marqué à la 76e minute par Miralem Pjanic, après avoir sérieusement souffert en première période avant l'exclusion d'Alberto Gilardino juste avant la mi-temps.
"Nous sommes devant au classement, c'est bien, estime le capitaine Sidney Govou, mais il ne faut pas oublier que d'être premier aujourd'hui n'est pas le plus important. Ce qui est fondamental, c'est de l'être à la fin".
"Déjouer tous les pièges à domicile"
La saison dernière, l'OL avait occupé 26 fois la tête du classement avant de laisser filer son 8e titre dans l'ultime ligne droite, conséquence d'une douloureuse élimination en 8e de finale de la Ligue des champions contre le FC Barcelone (1-1, 5-2), une double confrontation dans laquelle les Lyonnais s'étaient beaucoup investis.
Mais Lyon avait perdu sa couronne après avoir laissé filer de nombreux points sur son terrain de Gerland.
"Pour l'instant, nous avons réussi à déjouer tous les pièges à domicile et il faudra confirmer cette dynamique contre Sochaux", ajoute Govou.
De son côté, l'entraîneur Claude Puel ne ressent pas de pression particulière née de cette position de leader.
"Cela ne change pas grand chose. Il faut surtout construire notre saison sur la régularité", dit-il estimant que pour l'OL, le mois qui arrive "n'est pas le plus important".
"En août, nous avons enchaîné jusqu'à huit matches pour certains (les internationaux), en pleine chaleur. C'était quelque chose de dingue qui aurait pu hypothéquer notre saison", plaide le technicien rappelant que "chaque retour de trêve internationale est difficile pour son équipe".
"Mini-Championnat qui commence"
L'effectif lyonnais s'est entraîné depuis dix jours avec un groupe très réduit par l'absence de nombreux joueurs retenus dans leurs sélections.
"Après chaque trêve, c'est un mini-Championnat qui commence. Nous repartons de zéro. Sans avoir pu nous entraîner collectivement, il faudra être performant et retrouver les fondamentaux de notre jeu, et ce n'est jamais évident", affirme Puel, qui doit encore faire face à des défections au niveau de la défense.
Pour retrouver l'unité de groupe qui a fait défaut ces derniers jours, l'OL a prévu de partir pour Liverpool dès dimanche soir pour mieux préparer le match programmé mardi. Le retour aura lieu le 4 novembre à Gerland.
Car si perdre la tête en Ligue 1 en automne ne semble pas gravissime dans la quête du titre, les deux confrontations contre le club anglais, battu sur le terrain de la Fiorentina (2-0), il y a deux semaines, paraissent en revanche beaucoup plus importantes pour la qualification pour les 8es de finale dans ce groupe E dominé par Lyon.
