Lyon s'apprête à croiser son premier adversaire de gros calibre, le FC Liverpool, mardi à Anfield Road, en Ligue des Champions mais l'OL aborde cette confrontation dans une position délicate après avoir concédé sa première défaite de la saison samedi face à Sochaux (0-2).

. Un parcours en trompe l'oeil. Depuis le début de la saison, Lyon, toujours leader de la Ligue 1, n'a pas affronté d'adversaires de premier plan, hormis (peut-être) le Paris SG (1-1) et la Fiorentina en Ligue des Champions (victoire 1-0).

L'OL a arraché le nul de justesse au Parc des Princes et l'exclusion d'Alberto Gilardino juste avant la mi-temps a donné un bon coup de main aux Lyonnais pour battre les Italiens au cours d'une bonne seconde période jouée à onze contre dix après 45 premières minutes très difficiles.

Trois fois après une trêve internationale, le jeu de l'OL a manqué de cohésion et la marge de manoeuvre de l'entraîneur Claude Puel a semblé réduite après qu'il a ménagé plusieurs joueurs.

L'opération a été concluante devant Auxerre (3-0) et Lorient (1-0) mais Sochaux a su tirer partie du calendrier de l'OL pour mettre un terme à l'invincibilité du club rhodanien cette saison.

Au delà du résultat, c'est la manière qui interpelle comme l'incapacité à mettre en place une rotation efficace.

"On s'inquiète toujours après une défaite mais il est vrai que le moment est plutôt malvenu. Nous avons livré un non-match et il faut se remettre en questions pour mardi", reconnaît Jean II Makoun.

. Une défense fragile. L'absence prolongée des défenseurs centraux Jean-Alain Boumsong et Mathieu Bodmer, blessés aux adducteurs, contraint Claude Puel à maintenir le milieu Jérémy Toulalan en charnière aux côtés de Cris. Toutefois, l'activité de Toulalan fait défaut dans l'entrejeu et souligne encore les limites de l'effectif.

Par ailleurs, à droite, samedi face à Sochaux, Anthony Réveillère a beaucoup souffert de la rapidité de Yassine Mikari. Qu'en sera-t-il à Liverpool ?

Enfin, le gardien Hugo Lloris a peiné dans les sorties aériennes à l'image du premier but concédé à la réception d'un corner. Une carence qui pourrait s'avérer rédhibitoire face aux Reds, dont le jeu de tête constitue l'un des points forts.

. Un autre contexte, une autre équipe. "Liverpool sera un autre match, une autre compétition", assure Claude Puel pour chasser les doutes nés de la défaite face à Sochaux.

"Je n'ai pas envie d'expliquer le pourquoi des choses", a-t-il dit.

A Anfield Road, la composition de l'équipe lyonnaise sera toutefois très différente de celle de samedi avec les retours attendus de Sidney Govou et Kim Källström qui n'ont pas joué samedi alors que Miralem Pjanic n'est entré qu'à la mi-temps.

. Un aller-retour déterminant. L'Olympique lyonnais, leader du groupe E avec deux victoires, jouera deux fois contre Liverpool en deux semaines et cette double confrontation (20 octobre-4 novembre) apparaît déterminante, pour les deux clubs, dans la course à la qualification pour les 8es de finale surtout après la défaite des Reds sur la pelouse de la Fiorentina (2-0).

Après ces deux rencontres, Lyon se rendra à Florence pour la 5e journée.