Alors que Lens occupe actuellement la 18e place de Ligue 1, l'entraîneur des Sang et Or Jean-Guy Wallemme s'interroge sur son avenir, se demandant s'il sera encore à son poste dans quatre matches, avant de recevoir Toulouse dimanche pour le compte de la 10e journée.

Etes-vous résigné par la situation de Lens ?
"Je ne pense pas en donner l'impression. Si je l'étais, autant que je rende les clés de la maison tout de suite, car je ne serais plus le patron. Nous devons nous révolter et faire tourner les choses dans le bon sens. La solution se trouve dans notre groupe. J'ai confiance en lui. Si j'étais résigné, notre saison serait forcément vouée à l'échec. Après, je sais que dans ce métier, j'ai pris la place de quelqu'un et que quelqu'un prendra un jour ma place."

Etes-vous suivi par votre équipe ?
"Je sens cette équipe concernée par l'avenir du club. Donc derrière moi. Après, je ne suis pas dupe. Je sais très bien que l'on ne peut pas faire l'unanimité. Après si le groupe ne voulait plus de moi, je pense qu'il aurait assez de franchise pour me le dire. On sait qu'en fin de saison, trois clubs et donc trois entraîneurs descendront. Même s'il s'agit de la loi du football, j'espère ne pas en faire partie. Comme tous les autres d'ailleurs! Pensez-vous qu'à Grenoble, (l'entraîneur) Mecha Bazdarevic soit un pitre? Moi, je ne sais pas si on va me laisser quatre matches. Si je perds les quatre prochains, je ne suis plus sûr d'être là. Il ne faut pas se voiler la face."

Votre groupe, dont une partie des joueurs a connu la descente voilà deux ans, est-il capable de se révolter ?
"J'espère qu'ils ont la malice et l'expérience de ne pas répéter les mêmes erreurs. Contrairement à l'année de la descente en L2, nous n'avons déjà pas attendu les trois derniers matches pour pointer ce qui ne fonctionnait pas. Voilà deux ans, sans se mentir, le groupe possédait plus de talent. Cela prouve que, seul, le talent ne suffit pas. Il faut savoir se mettre le cul par terre. L'an dernier, il n'y avait pas le choix. Pour jouer les premiers rôles, il fallait gagner. Je souhaite donc que l'échec d'il y a deux ans soit source de motivation pour ce groupe et qu'il retrouve un état d'esprit conquérant comme l'an dernier. Personnellement, je suis prêt à défendre mes joueurs tant qu'ils sont défendables mais le jour où ils font les cons, ils savent que je n'hésiterai pas à les descendre."