Manchester United, longtemps mené 3 à 1 par le CSKA Moscou, a arraché mardi le nul dans les arrêts de jeu (3-3), grâce à une frappe détournée d'Antonio Valencia, un résultat quasiment synonyme de qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions.

Les Red Devils ont pourtant longtemps semblé devoir encaisser leur première défaite à domicile dans cette compétition depuis la victoire de l'AC Milan à Old Trafford le 28 février 2005 (1-0).

Malgré l'égalisation éphémère de Michael Owen (29), le CSKA semblait se diriger vers le succès grâce à Alan Dzagoev (25), Milos Krasic (31) et Vasili Berezutski (47). Mais une tête de Paul Scholes (84) et la frappe de Valencia (90+2), déjà buteur à Moscou (1-0), changeaient la donne.

Il faudrait désormais deux défaites et un improbable concours de circonstances, pour priver les Anglais de leur quatrième qualification consécutive pour les 8es. Un nul à domicile contre le Besiktas le 25 novembre leur permettra d'entériner ce passage.

Rooney change tout
Ils ont pourtant bien failli payer cher la suffisance de l'entraîneur Alex Ferguson, qui avait envoyé au combat ses réservistes, cinq jours avant le choc au sommet du Championnat d'Angleterre à Chelsea.

Cela s'est vu dans une défense privée de Rio Ferdinand et Nemanja Vidic (blessés) et de Patrice Evra (ménagé).

Dzagoev a d'abord pris de vitesse Wes Brown et Jonny Evans pour tromper Edwin Van der Sar d'une frappe puissante dans un angle fermé, avant que Krasic ne s'amuse à son tour de la défense centrale anglaise. La pause n'arrangeait pas les choses, puisque sur un coup franc, Berezutski, complètement oublié au second poteau, marquait de la tête (47, 3-1).

La faiblesse mancunienne a également été palpable devant. Quand Wayne Rooney et Dimitar Berbatov ne sont pas là, Manchester devient une équipe ordinaire.

C'est d'ailleurs la rentrée de Rooney qui a changé la donne. L'excellent Igor Akinfeev semblait pouvoir contrer ce regain d'énergie, intervenant devant Owen et l'international anglais (78) avant d'être suppléé par son poteau sur une tête de Federico Macheda (81). Mais il ne pouvait rien sur la tête à bout portant de Scholes qui reprenait un coup franc de la droite (84), et était pris à contre-pied sur le tir de Valencia.