Le match de Ligue des champions contre Zurich mardi l'a une nouvelle fois confirmé : le milieu de terrain Fabrice Abriel, buteur et animateur du jeu marseillais, est bien plus qu'un joker de luxe.
Sa titularisation s'est imposée aux yeux du coach marseillais Didier Deschamps, en l'absence durable de la vedette argentine Lucho Gonzalez, indisponible au moins trois semaines en raison d'une entorse à une cheville.
L'ancien Lorientais, 30 ans, avait déjà assumé ce rôle dès la reprise estivale. Lucho était cette fois victime d'une fracture de la clavicule. Son volume de jeu, bien servi par un début de préparation "à la lorientaise", avait étonné le Vélodrome.
Il l'a encore haussé mardi, dans un registre différent. Plutôt utilisé jusqu'à présent côté droit, il a monté d'un cran, placé dans l'axe juste derrière le trio d'attaquants. Un rôle que l'entraîneur breton Christian Gourcuff lui avait déjà confié en quelques occasions.
Animateur offensif, le Réunionnais fut à l'origine des deux premiers buts marseillais : c'est son coup franc tendu que tente de dégager de la tête le défenseur Aegerter, trompant finalement son propre gardien. Et c'est son second coup franc, également de la gauche, dont le rebond trompe Leoni.
Disponible, offrant des solutions à ses coéquipiers, accélérant le jeu tout en aisance technique, Abriel a largement fait oublier Lucho. Sans rechigner à défendre pour autant, comme sur ce ballon récupéré devant sa surface pour orchestrer un contre. A l'approche de la mi-temps, son influence fléchissait logiquement. Et Deschamps le remplaçait par le défensif Kaboré pour préserver le score, pendant que le virage sud scandait son nom.
