En tête de la poule B, Lille, invaincu cette saison sur la scène continentale, veut valider son billet pour le tour suivant en s'imposant sur le terrain du Genoa, qu'il a largement battu à l'aller (3-0), lors de la 4e journée de la phase de poules de l'Europa League, jeudi.
Si le Slavia Prague ne bat pas Valence, les Lillois seront directement qualifiés. Mais, même si le Slavia l'emportait, il lui faudrait ensuite s'imposer 5 à 0 au Stadium après avoir été battu 5-1 à l'aller. Le LOSC serait donc virtuellement qualifié en cas de succès jeudi soir.
Autant les Dogues doivent souvent se limiter à japper dans l'hexagone, autant ils mordent à pleines dents dès que l'hymne européen retentit à leur entrée sur le terrain. Ainsi, en C3, ils ont aligné six victoires et un nul avec à la clef 19 buts contre 12 buts en L1 (en 11 matches).
En position idéale, les Nordistes, privés de Debuchy et de Plestan, ne se mettent pas de pression. Rudi Garcia, dont la priorité reste la venue de Bordeaux dimanche, devrait, comme il le fait souvent, profiter de cette rencontre pour faire tourner. Une rotation qui a déjà réussi au technicien.
A l'aller, le LOSC carrure Europe avait ainsi montré contre la formation ligure une vitalité jamais affichée en L1. Des buts d'Obraniak (38e), Vittek (63e) et un dernier, à la "Messi", du jeune Hazard (84e) lui avaient offert un succès que le Genoa n'avait jamais été en mesure de contester.
Espoirs
Mais cette réussite n'a pas changé le Lille gabarit L1. Les progrès apparus dans le jeu depuis quelques semaines ne se sont pas concrétisés par des prestations totalement convaincantes. Et les résultats, revers à Auxerre après avoir mené (3-2) ou même la victoire à Grenoble (2-0), sont insatisfaisants.
Les Italiens, encore déçus de leur prestation à Lille, sont un peu dans le même cas en Serie A. Mais ils affichent tout de même des progrès: ils ont battu mercredi dernier la Fiorentina (2-1) et ont été chercher un nul à Palerme (0-0).
Le Genoa, pas encore remis de l'humiliation à mi-octobre à domicile par l'Inter Milan (0-5), semble cependant avoir progressé sur sa base arrière. Toujours moins bonne défense d'Italie (20 buts), il est apparu plus serein. "Hormis Lille, c'est notre seul coup dur", tempère l'attaquant Giuseppe Sculli.
Les Italiens, probablement privés de leur gardien Marco Amelia et du latéral Domenico Criscito, affichaient des ambitions dans cette compétition. Ils savent désormais que leur avenir européen dépend du résultat de ce match. Gian Pieri Gasperini, l'entraîneur, se veut, lui, optimiste: "On a encore des espoirs".
