Le Paris SG, déjà sanctionné à plusieurs reprises par les instances, est convoqué jeudi par la commission de discipline de la Ligue football professionnel (LFP) pour les écarts de ses supporteurs à Monaco (0-2) et encourt jusqu'à un retrait de point(s).
"Vue l'attitude de la Ligue a l'écart du club, la commission devrait entrer une nouvelle fois en voie de sanction, a indiqué à l'AFP une source parisienne. Mais ce match était à l'extérieur, à Monaco, où il y a une réglementation particulière et la logique voudrait que la sanction soit moins lourde qu'au Parc".
Lors de la 5e journée, les supporteurs du PSG avaient jeté des pétards et des fumigènes sur la piste d'athlétisme bordant le stade Louis II, nécessitant l'arrêt du match pendant trois minutes alors que le score était nul et vierge.
"Nous avons invité les clubs à s'intéresser à l'ensemble du panel des sanctions", avait indiqué le jour de l'ouverture d'une instruction le président de la commission de discipline Pascal Garibian.
Même si cette éventualité paraît "inconcevable" au PSG, les sanctions peuvent aller jusqu'à un retrait de point(s) en championnat.
Déjà condamné à un match à huis clos avec sursis après PSG-Saint-Etienne en février, et à un match à huis clos partiel après PSG-OM en mars, le PSG a exploré l'éventail des recours pour éviter ces sanctions.
Régulièrement sanctionné pour les écarts de ses supporteurs, le PSG doit chaque année s'acquitter d'amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros.
Hormis une nouvelle peine financière, la commission de M. Garibian peut également choisir de transformer le sursis en huis clos total.
Concernant le huis clos partiel, le club a saisi mardi le Conseil d'état. Lundi, le tribunal administratif avait rejeté sa requête en référé pour suspendre, dans l'attente d'un jugement de fond, l'exécution de la peine.
La commission des compétitions de la LFP ayant la possibilité dès la semaine prochaine de fixer une date pour le match à huis clos partiel, le PSG lui a demandé de ne pas se prononcer dans l'attente de la décision du Conseil d'état qui devrait intervenir d'ici un à deux mois, de source parisienne.
