Malgré la bonne intégration de ses recrues et la renaissance de Giuly, le Paris SG se retrouve englué à la 10e place après 10 matches de L1 (avec une rencontre en moins à jouer à Marseille), en raison du comportement globalement décevant de la plupart de ses supposés cadres.

Bons élèves
Les trois recrues et l'ex-Romain sont les grandes satisfactions du début de saison du PSG.

Toujours souriant, le gardien Grégory Coupet s'est montré solide et souvent à son avantage. Aucun but ne peut lui être imputé.

En ce qui concerne Mevlut Erding, son arrêt forcé de deux mois après une opération à une épaule a permis de mesurer son importance dans le dispositif. En son absence, le PSG n'a gagné aucun de ses cinq matches et n'a inscrit que trois buts. Son retour à Sochaux a été gagnant puisqu'il a marqué un but, son 3e, auquel s'ajoute une passe décisive.

Venu de Lorient dans l'anonymat, Christophe Jallet est la réelle grosse surprise, au point de concurrencer et Ceara en défense, et Giuly au milieu. Titulaire seulement à trois reprises, il a déjà inscrit deux buts et donné trois passes décisives.

Enfin, Ludovic Giuly, après une saison rendue délicate par son manque de préparation, semble avoir retrouvé ses jambes de 20 ans. Tantôt au milieu, tantôt en attaque, il a inscrit trois buts et donné une passe décisive.

Peut mieux faire
Malgré ses trois buts qui le placent sur la même ligne que ses meilleurs coéquipiers de l'attaque, Peguy Luyindula n'a pas complètement convaincu. La faute à ses trop nombreuses occasions manquées. Sans compter ce plongeon à Sochaux qui pourrait le desservir.

Jérémy Clément est en revanche apparu en grands progrès même s'il manque parfois de confiance. Avec déjà deux buts, il atteint son meilleur total mais donne l'impression de ne pas encore être totalement libéré.

Le sentiment à l'égard de Mamadou Sakho est analogue. Le jeune stoppeur a changé de statut et doit désormais assumer son rôle de cadre. Bon dans les duels mais parfois encore un peu trop "facile", il doit composer avec la présence du peu rassurant Traoré à ses côtés.

Quant à Ceara, il est difficile à juger. Convaincant l'an passé après ses débuts difficiles, il semble plus neutre cette saison.

Enigmatiques
Le très peu académique Sammy Traoré et le vieillissant Claude Makelele sont à ranger dans cette catégorie. Le premier, s'il n'est pas toujours directement responsable, est rarement absent des mauvais coups et ne contribue pas à rassurer une défense qui paie cash ses rares errances.

Quant au milieu défensif de 36 ans, impliqué dans une polémique à Lorient, sa grande expérience ne lui permet pas toujours de masquer l'âge d'un moteur qui commence à toussoter.

Mais pouvait-il en être autrement pour ces deux-là ?

Pour Chantôme, Sankhare et Ngoyi, en manque de temps de jeu et plus destinés à des rôles de jokers, la situation est plus difficile à appréhender. Le premier, jusqu'à cette première brillante titularisation à Sochaux, paraissait sombrer dans la nostalgie de ses années de grand espoir du club... que sont désormais les deux autres qui ne jouent pas plus.

Décevants
Censés porter l'équipe à bout de bras, Sylvain Armand, Stéphane Sessegnon et Guillaume Hoarau se révèlent bien fades.

Le premier traîne comme un boulet le départ de Rothen et est personnellement impliqué dans cinq buts encaissés.

Dépositaire du jeu, le Béninois (1 but, 2 passes), qui défend moins que le nouveau Ranger et ne facilite pas la tâche d'Armand, s'est perdu à gauche. Comme dans le Doubs, son replacement dans l'axe est une piste pour l'aider à redevenir décisif.

Enfin, starifié après ses 17 buts, l'attaquant réunionnais est en train de payer cette saison son écot aux blessures. Il a été titulaire quatre fois seulement, pour un seul but marqué, mais ne devrait pas rejouer avant la trêve en raison d'une rupture ligamentaire à un genou.