Mehmet Bazdarevic à Grenoble, Paulo Duarte au Mans et Jean-Guy Wallemme à Lens vivent un début de saison cauchemardesque à la tête de leurs clubs, aux trois dernières places de la L1, et sont au bord de la crise de nerfs avant la 13e journée.

MEHMET BAZDAREVIC (GRENOBLE)
Il n'y a pas de révolution de palais à attendre au Grenoble Foot 38 en dépit de sa dernière place au classement de la Ligue 1, avec zéro point et une série de 11 défaites consécutives (en 11 matches).

L'entraîneur Mehmet Bazdarevic, artisan de l'accession en L1 il y a deux ans, ne devrait pas être débarqué, pour des raisons qui tiennent avant tout à la faible marge de manoeuvre financière: il faudrait payer des indemnités de licenciement au technicien limogé et ajouter le salaire de son successeur.

Il y a quinze jours, le président Kazutoshi Watanabe, N.3 d'Index Holdings, propriétaire du GF38, s'était fendu d'un communiqué sur le site internet du club pour soutenir Pierre Wantiez, directeur général délégué et Hidetaka Ubagaï, le manageur général japonais, présent en permanence à Grenoble "estimant que c'était "à la direction sur place à Grenoble de prendre les décisions qui s'imposent".

De ce fait, l'éventuelle arrivée du Français Philippe Troussier, comme entraîneur, actuellement en poste au Japon, n'apparaît pas du tout d'actualité.

PAULO DUARTE (LE MANS)
Au Mans, le président Henri Legarda a réaffirmé cette semaine sa totale confiance en Paulo Duarte, le technicien portugais qu'il est allé chercher au Burkina Faso alors que la saison passée, trois solutions internes avaient été explorées (Bertucci, Jeandupeux, Cormier). Duarte semble être sorti renforcé de la 2e mi-temps produite à Nice, à 10 contre 11, même si une nouvelle défaite est venue sanctionner le MUC.

"On a eu des réunions dans la semaine pour réfléchir, notamment avec les joueurs cadre pour avoir leur avis sur la situation, a expliqué à l'AFP M. Legarda. Les joueurs ont plaisir à jouer avec leur coach, ils jouent aussi pour lui. Pour moi, Duarte a parfaitement confirmé ce que j'attendais de lui. On l'a pris pour avoir des méthodes différentes de ce qu'on avait pu avoir les années précédentes. Et j'ai le sentiment que son message passe auprès des joueurs."

"Je n'ai pas fixé d'objectif pour les prochains matches, j'ai simplement dit que ce serait bien d'arriver à avoir quelques victoires. Si l'on avait 20 points à la mi-Championnat je serai un président heureux compte-tenu du début", explique-t-il.

M. Legarda se dit également persuadé que son coach ne démissionnera pas, tordant le coup à de mauvaises interprétations des propos de Duarte ("Je sors si c'est nécessaire, il n'y a pas de problème") après la défaite à Nice: "C'est un batailleur", assure-t-il.

JEAN-GUY WALLEMME (LENS)
Lens a stoppé l'hémorragie de défaites avec le nul contre Lorient (1-1). Cependant l'avenir de Jean-Guy Wallemme s'inscrit toujours en pointillé même si le club, à la recherche d'argent, n'a semble-t-il pas les moyens de bouleverser son encadrement technique.

Interrogé sur son futur, Wallemme, qui a toujours refusé de s'appesantir sur son cas tout en rappelant qu'un entraîneur qui ne remporte pas de match est toujours menacé, a esquivé une nouvelle fois. Il a constaté que les Sang et Or n'avaient "pris qu'un point".

Il n'est en tout cas pas question pour le technicien de changer d'option tactique. Même si Eduardo a souligné vouloir faire ce qu'on lui demande mais admis récemment se sentir bien seul devant. Il préférerait s'installer derrière un vrai buteur.

Seulement pour Wallemme, il n'est pas question d'accepter la réclamation du Brésilien qui nécessiterait probablement un passage en 4-4-2. La raison: les équipes de jeunes à Lens, dont s'occupe le directeur sportif Daniel Leclercq, évoluent en 4-3-3.