L'entraîneur de Marseille (L1) Didier Deschamps compare le choc contre Lyon dimanche à un "match de Ligue des champions", une épreuve où son équipe à étrillé Zurich mardi (6-1).

Il relative cependant ce résultat, rappelant que certains errements vus contre les Suisses se paieraient cher contre Lyon et son potentiel offensif.

Pensez-vous que votre match devant Zurich vous a apporté de la confiance avant d'aborder ce grand rendez-vous?
C'est mieux. Mais sans vouloir offenser les Suisses, Lyon est bien supérieur à cette équipe. C'est un test pour nous, un match de Ligue des champions au plan de l'agressivité, de l'engagement et de la qualité individuelle des joueurs en face notamment sur le plan offensif. La marge d'erreur sera évidemment moindre... Contre Zurich, il y a eu des bonnes choses, avec six buts inscrits, avec la manière. Mais il ne faut pas éluder non plus les 15 minutes avant la mi-temps, où nous avons eu du déchet dans les passes. Avec de telles erreurs devant Lyon, nous ne nous en sortirions pas sans 'bobos'. Lyon c'est Lyon, avec tout son vécu! Nous espérons dans le meilleur des cas réduire l'écart avec eux, au pire le maintenir.

Pourquoi Fernando Morientes n'a-t-il plus joué depuis la réception de Monaco le 4 octobre?
Fernando est toujours à la recherche de sa meilleure sensation sur le plan athlétique. Je sais que ce n'est pas facile pour lui. Parallèlement, pour améliorer sa condition, il a besoin de temps de jeu. Mais il est difficile, voire impossible actuellement de se passer de Brandao, au vu de ce qu'il fait pour l'équipe et indépendamment des occasions qu'il rate.

Les performances de Fabrice Abriel vous surprennent-elles, en bien?
Non, car il n'est pas venu à Marseille pour faire le nombre, mais pour constituer une option à tout moment. Il est intelligent, généreux, il a donc du temps de jeu. Il est intéressant, venu dans l'état d'esprit de réussir. Sur et en dehors du terrain, il a une très bonne attitude à l'égard du groupe.

Pensez-vous que ce match puisse compter dans l'esprit du sélectionneur pour établir sa hiérarchie des gardiens, entre Lloris et Mandanda et quelles différences faites-vous entre les deux joueurs?
Non. Je crois que c'est déjà clair dans la tête du sélectionneur. Ce sont deux très bons jeunes gardiens, avec une morphologie différente, qui alignent de grosses performances. Physiquement, Steve Mandanda est beaucoup plus impressionnant, ce qui donne peut-être un avantage à Hugo Lloris dans le jeu aérien où il a peut-être un peu plus d'agilité. Même si cela reste relatif.

Comment expliquez-vous que vous ne soyez pas encore parvenu à battre des grosses équipes cette saison?
Pour le moment, les résultats ne nous ont, il est vrai, pas été très favorables. C'est un problème d'efficacité dans les zones de vérité. Les gros matches se jouent sur des détails. Contre Bordeaux (0-0), on a eu les occasions, contre le Real Madrid (0-3) aussi. Et si on ne marque pas, il y a tellement de talent en face... Et en défense, la moindre faute de placement ou de concentration, comme contre Milan se paie, la marge d'erreur est très petite.

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