Henri Legarda, le président du Mans (L1), battu par Auxerre samedi (1-0), a réaffirmé son entier soutien à son entraîneur Paulo Duarte, expliquant qu'au MUC 72, "les révolutions, on ne connaît pas".

Quel constat faites-vous après cette défaite à domicile ?
Je suis déçu quand on voit le match qu'a fait l'équipe. Je suis particulièrement déçu. Depuis le début de la saison, on arrive à douze poteaux et barres touchés. Il paraît que quand on touche du bois, normalement, ça porte chance. J'ai l'impression que ce dicton ne sert pas au Mans car ce soir, on perd 1-0. Mon équipe a livré une bonne partie, a essayé de créer du jeu et d'aller de l'avant.

Et elle a été très malchanceuse...
Il faut avoir de l'humour dans ces moments-là, alors la question qui me vient à l'esprit c'est: 'Est-ce que vous ne connaissez pas l'adresse d'un bon marabout pour nous donner un bon coup de main ?' Parce que quand je vois à dix ce qui nous est arrivé à Sochaux, et ce soir, on est dans une période où on manque véritablement de chance. Il faut beaucoup de travail et aussi un facteur chance. Et je dirais qu'en ce moment, Le Mans n'a pas ce facteur chance. Je suis peiné pour l'équipe, qui a travaillé.

Vous confortez Paulo Duarte à son poste ?
Bien sûr. S'il y a une question qui ne se pose pas pour moi, c'est celle-là. Je considère que Paulo fait du bon travail. Vu notre situation aujourd'hui, et l'esprit que l'on a vu ce soir, cela veut dire que les joueurs sont tous derrière le coach. Il y a vraiment des joueurs qui ont envie de réussir et de prouver que le coach leur fait faire un travail magnifique. C'est ça que je retiens. Quand il y a une équipe, qu'il y a un esprit, une solidarité et une union, le président ne peut que constater qu'il faut aller de l'avant et continuer à travailler. Solidarité dans le club et union sacrée: pour notre club, les révolutions, on ne connaît pas. Evolution tranquille, avec un travail qui finira par payer, j'en suis certain.