Après sa plus lourde défaite de la saison samedi à Lorient (0-5), Boulogne, en position de relégable pour la première fois depuis la 2e journée, connaît ses faiblesses mais affirme toujours croire le maintien en L1 possible.
Dès le coup d'envoi de la saison, l'entraîneur Laurent Guyot était conscient que la route du maintien serait "semée d'embûches". "On a en a connu une bonne ce soir (samedi)", a déploré le technicien d'une équipe qui n'a plus gagné depuis le 23 août (Saint-Etienne 0-1) et n'a pris qu'un point en sept matches.
"On savait que la L1, ce serait compliqué mais on ne pensait pas que ce serait aussi compliqué que ça. L'apprentissage est dur", a avoué Nicolas Rabuel, constatant que l'équipe "n'est pas décrochée et le championnat encore long". "Il faut grappiller petit à petit", a-t-il souligné.
Malgré la période défavorable et l'indisponiblité encore longue de l'emblématique Grégory Thil -il pourrait revenir en février- Guyot refuse de paniquer. Il avait calculé que Boulogne serait dans la zone rouge pendant une dizaine de journées dans la saison et préfère s'appuyer "sur ce qui marche".
"A Lorient, il y a eu deux périodes. Avant le premier but, durant les 25 premières minutes, on a fait mieux qu'exister, on s'est créés des opportunités", a-t-il fait valoir, estimant cependant que les jours meilleurs arriveront grâce à "la force de caractère".
"Pas une maison de retraite"
La trêve internationale s'annonce comme une bonne occasion de remobiliser tout le monde. "Il faut que tous les esprits se focalisent sur notre objectif durant les prochaines trois semaines, avant une série marathon de sept matches déterminante pour le reste de la saison", assure Guyot.
S'il affirme que Boulogne "peut y arriver", le président Jacques Wattez s'agace aussi de l'attitude de certains joueurs. "C'est bien d'avoir pris 5-0. Cela fait prendre conscience à certains de leur niveau. Boulogne, ce n'est pas un salon de thé ou une maison de retraite", a-t-il lancé.
Aucun nom n'a été cité. Mais les plus âgés comme Daniel Moreira ou Matt Moussilou, guère convaincant depuis son arrivée, semblent visés. "On a ce qu'on mérite et Laurent Guyot prendra les décisions qui s'imposent. Il y a eu un renoncement à un moment", a regretté M. Wattez.
Parmi les décisions urgentes, il y aussi celle du gardien. Peu satisfait de Mathieu Valverde, Guyot a offert trois matches à Ibrahim Koné. Il a encaissé dix buts et devrait retourner sur le banc. Valverde pourrait donc retrouver sa place en attendant le retour prochain de Jean-Français Bédénik.
"On savait que ça serait dur, c'est très, très dur. Maintenant, la force du groupe sera de savoir réagir pour rebondir", souhaite le président. "Il faut prendre moins de buts avant d'espérer autre chose", observe Rabuel. Si Boulogne retrouvait déjà son esprit de L2, il avancerait cependant beaucoup mieux.
