L'Anglais David Beckham a l'occasion de faire oublier le fiasco qu'a pour l'heure été son séjour dans le Championnat nord-américain de football en menant les Los Angeles Galaxy à la victoire face au Real Salt Lake, dimanche en finale de la MLS.
Beckham, arrivé en Californie à l'été 2007 dans l'effervescence médiatique, n'a pas encore laissé de grands souvenirs à Los Angeles, ni aux Etats-Unis en général, et sa présence n'a en rien fait décoller le football dans ce pays.
Blessé pendant la majeure partie de sa première demi-saison, le joueur de champ anglais le plus capé de l'histoire n'avait pu empêcher son équipe de terminer dernière ex aequo de MLS en 2008. Prêté à l'AC Milan en janvier 2009 pour trois mois, il avait fait des pieds et des mains pour rester en Italie jusqu'en juin, s'aliénant une bonne partie des supporteurs des Galaxy.
Revenu à Los Angeles en juillet, au beau milieu de la saison de MLS et au même moment que la sortie d'un livre de son coéquipier Landon Donovan qui égratignait sérieusement son professionnalisme, Beckham avait dû faire face au mécontentement des fans les plus virulents des Galaxy, menaçant d'en venir aux mains avec l'un d'entre eux lors de son premier match à domicile.
Les choses se sont tassées depuis et l'ancien joueur de Manchester United (6 titres de champion d'Angleterre, 1 Ligue des champions) et du Real Madrid (1 titre de champion d'Espagne) -qui retournera à Milan en prêt à partir de janvier- a effectué une fin de saison plutôt satisfaisante (2 buts, 3 passes décisives en 11 matches), donnant un coup de pouce certain à un club qui était bien mal parti en début d'excercice (11 nuls dans les 13 premiers matches).
"Ses performances ont fait taire ses détracteurs, estime l'entraîneur des Galaxy Bruce Arena. Je savais qu'il saurait gérer la situation, il quand même a joué dans les plus grands clubs du monde." Même Donovan y a été de son mot: "Il a beaucoup fait pour montrer qu'il voulait vraiment être ici".
Beckham, légèrement blessé en demi-finale de MLS contre Chivas, devrait être remis face au Real Salt Lake, qui a créé la surprise en se hissant en finale malgré un début de saison marqué par sept matches consécutifs sans succès.
