Montpellier (L1) ne fera pas appel de la sanction d'un match à huis clos que lui a infligée la Ligue de football professionnel (LFP) après les incidents survenus lors du match à Nice le 29 août, a-t-on appris vendredi auprès du club.
La commission de discipline a révoqué le sursis qui pesait sur Montpellier à la suite de l'envahissement de son stade de la Mosson le 29 mai lors d'un match de Ligue 2 face à Strasbourg. A Nice, lors de la 4e journée de Ligue 1, l'arbitre avait dû interrompre le jeu pendant vingt minutes en raison de jets répétés de gros pétards par les supporteurs montpelliérains.
"Nous ne voulions pas courir le risque d'une sanction plus grave, d'autant qu'un certain nombre de pseudo-supporteurs continuent à avoir des comportements irrationnels malgré la condamnation à deux mois de prison de l'un des leurs par le tribunal de Nice", a expliqué Me Pierre-Marie Grappin, avocat et vice-président du club héraultais.
Il a ajouté que le club se désolidarisait des supporteurs mis en cause et qu'il ne voulait plus prendre en charge les dommages causés lors de leurs déplacements. "Nous demanderons le remboursement de nos préjudices et la condamnation pour les dommages réels que nous subissons", a dit Me Grappin. "Nous rechercherons la liquidation judiciaire de ces associations de supporteurs si elles sont condamnées et n'assument pas le paiement des dommages".
Montpellier est convoqué le 2 décembre par la commission des compétitions de la LFP pour fixer la date et le match soumis au huis clos. "Nous voulons limiter les conséquences sportives et financières, en évitant que le choix ne tombe pour la venue de Bordeaux", a souhaité Me Grappin. Montpellier disputera deux rencontres à la Mosson face à Bordeaux et Nancy les 16 et 19 décembre.
Montpellier qui compte pour la première fois de son histoire plus de 9.000 abonnés, devra trouver une solution pour les dédommager de ce match à huis clos.
