Rudi Garcia, entraîneur de Lille qui va enchaîner neuf matches d'ici la trêve hivernale, a dénoncé un calendrier presque "inhumain", vendredi au centre technique du club nordiste à Camphin-en-Pévèle (Nord).

"On n'est pas loin d'un rythme inhumain" a lancé Garcia, dont l'équipe se déplace dimanche à Montpellier, invaincu à domicile, pour la 14e journée de Ligue 1 et commencera ensuite "son marathon" à partir de la semaine suivante avec la réception de Valenciennes.

"Ce qui est gênant, c'est qu'on est en décembre et les terrains vont devenir plus difficiles. J'ai peur pour les joueurs. Espérons qu'il n'y aura pas trop de casse", a souligné Garcia, pour qui la trêve internationale a permis d'offrir "du repos et de redonner de la fraîcheur physique à ses joueurs".

Lille a sept matches de championnat à disputer ainsi que deux rencontres de l'Europa League d'ici la trêve. "Les joueurs sont des compétiteurs et aiment jouer tous les trois jours, car à l'entraînement il y a surtout de la récupération et moins de travail. Mais dans le staff, on sait que c'est préjudiciable", a ajouté Garcia.

Auteur d'un début de saison décevant en L1, le Losc reste sur deux succès, dont un devant Bordeaux (2-0), "un match référence" pour le technicien, qui estime que le redressement des Dogues vient d'un "réalisme plus important" et du fait que "tous les joueurs" évoluent à leur meilleur niveau".

"On ne fait un bon au classement que par séries de trois victoires", a encore calculé Garcia, souhaitant que dimanche son équipe "garde le même niveau de performance" contre une formation montpelliéraine "à la lutte pour l'Europe, tout sauf par hasard."