Philippe Montanier, l'entraîneur de Valenciennes, première équipe à battre Bordeaux en 39 matches et plus de deux ans d'invicibilité à domicile a dit, samedi lors de la 14e journée de Ligue 1, apprécier "cet exploit (...) à sa juste valeur".

Qu'est-ce que cela fait d'être la première équipe à battre Bordeaux depuis 39 matches d'invincibilité à domicile ?
Cela fait plaisir. On savait que c'était un exploit de battre Bordeaux, compte tenu de la qualité de l'équipe qui est quand même championne de France et certainement l'une des dix meilleures équipes européennes. En plus, après une invincibilité de près de deux ans, c'est un exploit et on l'apprécie à sa juste valeur. De toute façon pour gagner ici, il faut pas mal d'ingrédients: un bon scénario, un bon gardien, être très généreux et très attentifs tactiquement et avoir un peu de réussite. Pour battre Bordeaux à Bordeaux, il faut tous ces ingrédients-là et on les a eus, ce soir.

La défense à cinq, une nouveauté, a-t-elle été difficile à mettre en place ?
Non on a travaillé ça toute la semaine. On a travaillé différentes possibilités. J'avais décidé de compenser le fait d'avoir un manque de défenseurs centraux et un novice, pas des spécialistes du poste, par cette formule-là. On a eu toute la semaine pour le peaufiner. On s'était préparer à subir. Quand on joue contre Bordeaux, il faut être prêt mentalement et physiquement à subir et à ne pas lâcher. On voyait que les joueurs étaient calmes et lucides, rarement paniqués. On les sentait en confiance, très méfiants face à cette équipe de Bordeaux, mais en confiance.

L'absence de Gourcuff et Diarra vous a-t-elle aidés ?
Je pense, mais c'est faire offense aux Bordelais qui étaient là, Cavenaghi, Jussiê. Tout ça, ce sont des joueurs de talent. C'est vrai qu'ils avaient quelques manques comme nous d'ailleurs, avec Baldé, Bisevac, Schmitz. Mais cela fait partie du jeu. On en a profité tant mieux mais je trouve que le banc de Bordeaux est assez riche. On s'est préparé tactiquement. On sait très bien qu'en fonction des joueurs, cela peut évoluer, changer. On a essayé surtout de se concentrer sur ce qu'on voulait mettre en place.

Votre parcours commence à devenir intéressant. Que peut espérer Valenciennes maintenant ?
On espère les 42 points (a priori synonyme de maintien, ndlr) mais c'est encore loin. La route est longue. On n'a jamais été aussi près mais c'est encore loin (rires). On est plus obnubilé par les points que le reste, comme faire de grosses performances. Après, le reste viendra tout seul. Mais on reste surtout concentré sur le jeu, les résultats.