Deux buts inscrits d'entrée par Marama Vahirua et Franco Sosa ont permis à Lorient de battre une faible équipe de Saint-Etienne (2-0) et s'emparer de la 4e place de la Ligue 1, dimanche au stade Geoffroy-Guichard en match décalé de la 14e journée.

De son côté, l'ASSE qui concède sa cinquième défaite de la saison dans le Chaudron, où elle a été parfois ridiculisée par les Bretons qui auraient pu gagner plus largement, reste collée au 17e rang.

Les Stéphanois s'apprêtent à s'inquiéter de longues semaines pour leur maintien et la victoire à Nancy (1-0) lors de la dernière journée, après trois défaites de rang, n'aura été qu'un court répit dans le parcours négatif des Verts.

Marama Vahirua a ouvert la marque dès la 4e minute en transformant magnifiquement un coup franc donné pour une faute de Stathis Tavlaridis sur Morgan Amalfitano.

Les Lorientais auraient même pu mener 3-0 alors que la 10e minute n'était pas franchie après des occasions de Vahirua (6, 7).

Les Merlus portaient néanmoins le score à 2-0 par Franco Sosa qui reprenait de la tête sans trop d'opposition, un corner joué par Vahirua (17) à la suite d'un bon tir de Kevin Gameiro détourné par Jérémie Janot (16).

Bien organisés, les Bretons opposaient un pressing très haut mettant en constante difficulté une défense bricolée avec Cédric Varrault, un droitier, arrière gauche, et Gelson Fernandez, un milieu, comme arrière droit en raison de nombreux absents dans ce secteur.

Par ailleurs, dans l'entrejeu, l'entraîneur Alain Perrin avait choisi d'aligner Blaise Matuidi, blessé, et qui devait finalement sortir dès la 29e minute.

Manquant d'engagement mais pas de lacunes techniques, l'ASSE s'est montrée incapable de développer de réelles offensives. En une heure, seuls les Argentins Augusto (2) et Gonzalo Bergessio (56) avaient réussi à tirer au but et le tir lointain de Bakary Sako a été l'unique véritable danger pour le gardien breton Fabien Audard (71).

Face à cet adversaire limité, les Lorientais n'ont eu aucune peine à gérer leur avantage en seconde période restant dangereux constamment comme sur les tentatives de Gameiro et Amalfitano stoppées par Janot (53, 62).