L'OM a vu son match de suspension avec sursis transformé en peine ferme après les incidents lors de la réception de Monaco le 4 octobre par la Commission de discipline de la LFP jeudi, qui a aussi ouvert une instruction après les banderoles injurieuses lors de son match contre le PSG vendredi.
Lors de la réception de l'ASM, 49 engins pyrotechniques avaient été utilisés par les supporteurs olympiens.
"On est dans une logique disciplinaire, a réagi le président de la commission de discipline Pascal Garibian. Depuis le début de saison, contrairement à d'autres clubs, pas un seul supporteur de Marseille n'a été identifié et poursuivi. L'OM totalise sept sanctions (depuis août, ndlr) et 143 engins pyrotechniques lancés. Il était difficile de ne pas révoquer le sursis."
Marseille, qui avait été sanctionné la saison dernière pour des incidents lors du match OM-Lorient, a maintenant dix jours pour faire appel s'il le souhaite.
"Déçus et amers"
"Nous sommes déçus et amers", a réagi Antoine Veyrat, directeur général de l'OM, sur le site internet du club. "Nous attendons à présent la notification précise de la sanction. Evidemment, le club donnera toutes les suites juridiques qui permettront de faire valoir l'action et la bonne foi de l'OM dans cette affaire", a-t-il ajouté.
"La commission de discipline n'a pas de pouvoir sur les clubs de supporteurs, elle a en charge d'établir la responsabilité des clubs", a encore déclaré M. Garibian concernant les banderoles injurieuses que certains groupes de supporteurs de l'OM ont déployé ou tenté de déployer vendredi lors de la réception du PSG.
A l'issue de l'instruction, l'OM pourrait donc être convoquée pour s'expliquer sur ces incidents.
Des membres des Winners et de la Cosa Ultra avaient en effet déployé des banderoles: "Trois ans sans Julien, trois ans qu'on est bien" et "Auteuil, c'est renversant".
La 1re faisait allusion à la mort du supporteur des Boulogne Boys Julien Quemener le 23 novembre 2006 en marge du match de Coupe UEFA PSG-Hapoël Tel-Aviv.
Un match pour Pedretti
La 2e se rapportait au jeune Parisien volontairement renversé par une voiture le 25 octobre dans la cité phocéenne lorsque le match OM-PSG avait été reporté pour cause de grippe H1N1.
Sur une autre banderole figurait une croix celtique.
En revanche, le Marseillais Brandao, dont un geste avait entraîné la blessure du Parisien Chantôme, ne pourra pas être convoqué à la demande de la commission de visionnage, a également indiqué M. Garibian.
Par ailleurs, l'Auxerrois Benoît Pedretti, convoqué à la demande de la commission de visionnage, a écopé d'un match de suspension pour un mauvais geste sur le Montpelliérain Costa lors de la 12e journée.
"C'est normal et j'accepte cette sanction, a réagi le milieu de 29 ans. J'espère que l'on ne me reverra plus ici. Je me suis excusé et ils ont bien vu que j'avais fait un geste de réaction par rapport à ce que j'avais subi tout le match".
Le capitaine de l'AJA, dont le carton jaune reçu lors du match est remplacé par cette sanction, sera du coup suspendu pour la réception de Nancy, le 6 décembre.
Les décisions
Deux matches ferme : Laurent Courtois (Grenoble)
Un match ferme : Benoît Pedretti (Auxerre), Stéphane Sessegnon (Paris SG), Fernando Menegazzo (Bordeaux), Wendel (Bordeaux), Jimmy Juan (Grenoble), Michel Bastos (Lyon), Franck Beria (Lille), Victor Hugo Montano (Montpellier), Efstathios Tavlaridis (Saint-Etienne)
